Une équipe du CNRS et de l’Université de Lille vient de mettre au jour le mécanisme par lequel les cellules tumorales du carcinome du nasopharynx prolifèrent. Dans le même temps, ils proposent d’ailleurs une nouvelle voie thérapeutique.

Le carcinome du nasopharynx est le troisième cancer le plus fréquemment associé à une infection virale, après le cancer du foie et celui touchant le col de l’utérus. Dans 100% des cas, il est provoqué par le virus d’Epstein Barr. A l’heure actuelle, cette tumeur est inopérable. Elle ne peut être traitée que par radiothérapie éventuellement couplée à une chimiothérapie. Malheureusement, cette stratégie présente une efficacité limitée et des effets secondaires importants. D’où l’importance de chercher des alternatives thérapeutiques.

Les chercheurs ont essayé de comprendre l’incapacité des cellules immunitaires à défendre l’organisme, en cas de carcinome du nasopharynx. C’est ainsi qu’ils ont mis en évidence le rôle des exosomes. Ces cellules limitent de façon très importante la réponse immunitaire de l’organisme, permettant au cancer et aux infections opportunistes de se développer plus rapidement.

Ensuite les scientifiques ont réussi à synthétiser un candidat médicament susceptible de se fixer sur les exosomes et de les neutraliser. Les tests précliniques sont en cours. Néanmoins, il faudra confirmer l’efficacité de ce traitement par de nouveaux tests en laboratoire, avant de procéder aux essais cliniques sur l’homme.

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