ETUDE Des spécialistes s’étonnent de la multiplication des FIV en Europe alors que la fertilité des habitants n’est pas en déclin…

Un bébé et sa mère. Illustration.

Si environ 1,4 million d’enfants sont nés grâce à une fécondation in vitro (FIV) en Europe depuis 1997, le recours à cette méthode de procréation médicalement assistée (PMA) serait parfois précipité et insuffisamment justifié par le contexte médical.
En cause notamment : la manne financière que représente l’accompagnement des patients souffrant d’infertilité mais aussi une tendance à l’alarmisme en matière de qualité du sperme. Des couples pour qui une alternative à la procédure médicale existait auraient ainsi été dirigés vers la FIV.

La fertilité des Européens reste stable
C’est ce qu’affirme un groupe de chercheurs européens dans une tribune publiée le 17 avril dernier dans l’European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology. Dans l’article sous-titré « Le paradoxe européen », les spécialistes s’étonnent de voir augmenter la demande de FIV sur le continent alors que la fertilité des Européens reste stable. Pour arriver à ce constat, les scientifiques ont analysé les données provenant de précédents travaux sur l’infertilité menés depuis 1950.
Or, ces chiffres montrent notamment que les femmes deviennent mères de plus en plus tard, ce qui entraîne, quand la décision est prise, une volonté pour beaucoup de futurs parents de voir la grossesse arriver rapidement avant que l’âge de la mère ne devienne un obstacle potentiel.
Un intérêt commercial et financier
La définition officielle de la fertilité a par ailleurs été modifiée en 2008 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui estime qu’elle correspond à une impossibilité d’avoir un enfant… suite de l’article Fécondation in vitro: Le recours à cette méthode ne serait pas toujours justifié

88888

Plus dans la section

La santé avant tout!

Related Post