OPEN DATA – Un article du projet de loi santé prévoit de rendre accessibles aux associations, fédérations, chercheurs et assureurs les informations de la Sécu…

Révolution à l’Assurance maladie. Tous les usages de votre carte vitale pourraient devenir publics. Jeudi, les députés débattront de l’article 47 du projet de loi santé qui permettrait aux chercheurs, associations, entreprises privées d’avoir accès aux milliards de données médicales de la Sécu. Une mesure qui suscite bien des espoirs et des craintes.

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Des données anonymes et agrégées

Si l’article est adopté, toutes les données hospitalières, médico-sociales, les causes de décès seront concentrées dans un système national des données de santé, accessible au public. Avec un détail de taille: toutes ces informations deviendront anonymes et seront agrégées. Les acteurs publics avaient déjà accès à des données hospitalières par classe d’âges. Avec cet open data, des privés, à savoir associations, fédérations, entreprises, assureurs, pourront demander des informations plus massives et détaillées de la Sécu.

«Cette ouverture nous aidera à faire notre travail d’ONG»

Objectif? Pouvoir rendre plus transparent l’accès à la médecine, les inégalités selon les territoires, l’efficacité de certains médicaments, d’éventuelles dérives, mesurer l’impact des réformes de santé, faciliter la recherche…

Mais aussi attirer les chercheurs en France, pays qui détiendrait la plus grande base de données médicales du monde. D’autres pays ont déjà ouvert la voie, avec des spécificités diverses. «Dès que la loi sera adoptée, on pourra préciser les conditions matérielles d’accès», précise-t-on au ministère.

Pour quel usage? «Cette ouverture nous aidera à faire notre travail d’ONG. Si on avait eu accès à ces informations il y a dix ans, on se serait rendu compte que des médecins (…) Lire la suite sur 20minutes.fr

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