Ne les appelez pas « cobayes ». En général, la comparaison animale ne passe pas. Alors qu’un essai thérapeutique a mal tourné à Rennes (Ille-et-Vilaine), les volontaires participant aux tests de laboratoires ont souvent de réelles motivations avant d’essayer un médicament en phase expérimentale. A la différence d’un rongeur, à qui on ne demande rarement son avis.

Au-delà de ces considérations lexicales, la première motivation des testeurs est évidemment financière puisque chaque essai est rémunéré. Emilie, une étudiante de 25 ans qui teste actuellement un vaccin contre le virus Ebola, expliquait récemment à 20 Minutes que « financièrement, (l’expérience) n’est pas négligeable. Pour une dizaine de rendez-vous médicaux, je touche environs 1.000 euros. »

Sur le site de Biotrial, qui publie les témoignages de volontaires, Jean-Marie 39 ans, reconnaît lui aussi que l’argent l’a poussé à franchir le pas : « Pour ma première étude, on avait pour projet de partir en vacances et ça nous a bien aidés », indique cet infirmier. Même idée du côté de Johakim qui expliquait à 20 Minutes avoir « besoin d’argent de poche ». A 1.500 euros les 9 journées d’hospitalisation, il avait tiré un bilan concluant de cette expérience… suite de l’article Essais thérapeutiques: Qui sont les volontaires qui testent les médicaments?

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