Pour Marcel Rufo, pédopsychiatre reconnu, et Jacques Verdier, passionné de rugby, la réussite sportive est aussi une victoire psychique.

Le sport est une véritable école de vie permettant de trouver en soi des ressources physiques et mentales que l’on ne soupçonnait pas. Tel est le message que Marcel Rufo, le célèbre pédopsychiatre marseillais, veut faire passer via le dernier livre* de Jacques Verdier auquel il a largement participé. En compagnie du directeur du Midi olympique, il s’est intéressé à ces “émotions sportives qui font grandir”. Et pas seulement au rugby. Toutes les disciplines peuvent procurer aussi bien de grandes satisfactions… que d’intenses souffrances.

En la matière, les exemples ne manquent pas. Jacques Verdier cite les courses de fond, “quand les jambes se font lourdes, dures, morceaux de bois que rien ne vient adoucir et que l’esprit seul vous somme d’avancer”. Et pourtant, bon nombre de marathoniens trouvent au plus profond de leur être la force d’aller jusqu’au bout. Avant d’éprouver la joie immense d’avoir réussi. C’est aussi vrai pour les cyclistes, ainsi que dans tous les sports de “un contre un”, comme la lutte, le judo ou encore le tennis où il faut se dépasser, se surpasser, pour battre un adversaire qui a pris l’ascendant, qui semble pouvoir l’emporter.

Enseigner que rien n’est jamais acquis

“Enseigner à un enfant que rien n’est jamais acquis, mais que les choses peuvent s’acquérir à force de ténacité, de courage, d’intelligence et de modestie, ça ne me semble pas artificiel”, peut-on lire dans ce nouvel ouvrage. Pour ses auteurs, le sport est un révélateur d’émotion, “la seconde chance de sublimer le fait d’être ému”. Marcel Rufo est formel : un enfant émotif n’est pas pour autant un jeune fragile. De sa sensibilité exacerbée, il peut très bien tirer une force, à condition qu’on lui en donne la (…)

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