Accueil La santé avant tout! Caries : bientôt, nos dents s’autorépareront !

Caries : bientôt, nos dents s’autorépareront !

- Imprimer ce texte - Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message

Partagez cette page avec :

Grâce à la découverte de cellules souches et au moyen de les activer, il devrait être possible de stimuler la repousse du tissu dentaire.

Les petites souris sur lesquelles a travaillé une équipe parisienne de l’Inserm*, sous la responsabilité d’Odile Kellermann, n’ont rien à voir avec celles qui sont censées apporter un cadeau aux enfants ayant perdu une dent de lait. Cette fois, elles ont permis de réaliser une découverte majeure à laquelle tous les adultes ont vraiment envie de croire : celle du pouvoir naturel de réparation des dents. Ce travail très sérieux, qui vient d’être publié dans la revue scientifiqueStem Cells, pourrait révolutionner la façon dont les dents malades sont aujourd’hui traitées.

Dans son communiqué, l’Inserm rappelle que la dent est un organe minéralisé, implanté dans la bouche par une racine. Sa partie « vivante », aussi appelée cavité dentaire, est constituée de la pulpe dentaire composée de vaisseaux et de nerfs. Autour, on retrouve une substance dure, la dentine ou ivoire, elle-même recouverte d’un tissu encore plus dur, l’émail. Lorsqu’une lésion dentaire – une carie – apparaît, les cellules souches dormantes de la pulpe se réveillent pour tenter de réparer la dent sans que l’on en connaisse le processus. Et ce sont ces fameuses cellules souches qui ont fait l’objet des travaux de l’équipe parisienne.

Stratégies inédites

Les chercheurs sont parvenus à extraire puis à isoler ces cellules souches, en travaillant sur la pulpe de molaire de souris. Ils ont ensuite pu les analyser finement et identifier, à leur surface, cinq récepteurs spécifiques à la dopamine et à la sérotonine (deux neurotransmetteurs, des messagers de l’information dans le cerveau). Selon eux, la présence de ces récepteurs à la surface de ces cellules souches indiquait qu’elles étaient capables de répondre à la présence de dopamine et de sérotonine en cas de lésion. Il fallait alors identifier les cellules (…)

Lire la suite sur LePoint.fr

Imprimer ce texte - Cliquez ici pour recevoir ce texte par courriel