Les parents de Patricia, tous deux malades d’Alzheimer, ont dû être placés dans un établissement spécialisé. Mais comme ce dernier ne permet pas aux couples de partager une chambre, ils ne dormiront plus ensemble. Une séparation forcée, après 63 ans de mariage, qui révolte leur fille.

Edit : Suite à la parution de cet article et grâce au soutien des internautes, Patricia a eu gain de cause.

« A tous les couples qui se marient et qui s’aiment…

L’histoire de mes parents est toute simple. Leur enfance pourrait très bien avoir inspiré Zola, faite de coups, de misère, d’une guerre et d’une après-guerre difficile. Ils se sont mariés en 1951, ils ont eu deux filles. Ils ont travaillé dur. Mon père est un ancien mineur de fond. Son histoire se confond un peu avec celle de la ville de Saint-Etienne au gré des fermetures de ses sites industriels. La solidarité, les grèves, dont celle de 1968 où ils ont dû faire face à de longs mois sans salaire… Ma mère a pris soin de ses filles, de son mari, économisant chaque centime pour “joindre les deux bouts”. Une histoire sans histoires. Des vacances une fois par an. Une vie en HLM. Une retraite main dans la main.

Vieillir main dans la main

Ils ont aujourd’hui 89 ans. Diagnostiqués atteints de la maladie d’Alzheimer depuis quelques années. G.I.R numéro 6 ou 7 ou 8 ou 9 ! (Les groupes iso-ressources – GIR – permettent de classer les personnes en fonction des différents stades de perte d’autonomie, ndlr). J’ai décidé de les laisser à leur domicile contre l’avis de ma sœur. Je me suis battue ces six dernières années contre des montagnes, juste pour qu’ils puissent finir leurs jours ensemble, ainsi qu’ils le souhaitent. Ils s’aiment très fort et mon père calme ses angoisses en prenant la main de ma mère. J’ai très vite compris qu’il ne devait pas perdre les uniques repères qui lui restaient. J’ai pris en charge (…)

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