Une récente étude de l’Institut de Veille Sanitaire tend à prouver que les particules fines ont un effet immédiat et à court terme sur la mortalité. L’Etat, d’habitude si prompt à invoquer le principe de précaution, ne semble pas pressé de prendre des mesures pour les limiter. Pourtant au regard des nombreuses preuves accumulées, le terme de prévention semble beaucoup plus approprié.

Atlantico : Des études scientifiques prouvent régulièrement la dangerosité de la pollution aux particules fines, et son rôle dans le développement de maladies graves (cancer …). Pourtant les pouvoirs publics n’appliquent pas le fameux “principe de précaution”, et ne prennent pas vraiment de mesures fortes contre ce phénomène. Pourquoi ?

Arnaud Gossement : Premièrement, il est vrai que les rapports se suivent et sont de plus en plus précis. Le lien entre certaines pathologies, maladies, morts et la pollution de l’air est maintenant établi. La pollution de l’air est donc dangereuse, pas seulement pour l’environnement, mais aussi pour notre santé.

Deuxièmement, dans ce cas précis on ne va plus parler de “principe de précaution”, celui-ci s’applique quand on est en situation d’incertitude, de doute. Ici, on vient de le dire, il n’y a plus de doute. C’est donc le “principe de prévention” qui va s’appliquer, la question est donc la suivante : les pouvoirs publics appliquent-ils suffisamment le principe de prévention ? Lorsqu’on constate la résurgence d’épisodes de pollution de plus en plus importants, on voit bien que ce n’est pas le cas. Le principe de prévention est défini dans la Charte de l’environnement, un texte adossé à la Constitution, dédiée spécifiquement aux problèmes environnementaux, mais on trouve également sa trace dans de nombreux textes du Code de la santé. Il s’agit d’une obligation d’action des pouvoirs publics quand ils sont face à des situations où le risque est bien (…)lire la suite sur Atlantico

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