Dans l’imaginaire collectif, la notion de risque lié à la consommation d’alcool pendant la grossesse « reste encore très floue ». En effet, seul un Français sur quatre considère que toute consommation d’alcool pendant la grossesse comporte un risque pour le nouveau-né, selon une enquête (*) de l’Inpes (prévention et éducation pour la santé) publiée à l’occasion de la Journée internationale du Syndrome d’Alcoolisation fœtale (SAF) qui se tient ce mercredi 9 septembre.

Si une majorité d’entre eux (86 %) est consciente de l’existence du risque pour une consommation ponctuelle excessive, ceux-ci ne sont pas pour autant mieux connus. Preuve en est que près d’un Français sur cinq (18 %) estime qu’une femme enceinte peut boire quelques gorgées d’alcool de temps en temps sans prendre de risque pour son bébé. Pire, pour 37 % d’entre eux, les risques pour le fœtus ne se font sentir qu’à partir d’une consommation quotidienne d’alcool.

Une consommation d’alcool qui tend à se banaliser chez les femmes

Or, l’alcool est toxique pour le fœtus et peut nuire à son développement et être notamment responsable d’accouchements prématurés et de retards de croissance de l’enfant, rappelle l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). Une consommation d’alcool quotidienne, même très modérée, ou des ivresses épisodiques pendant la grossesse ne sont pas anodines pour l’enfant à naître.

D’après le Dr François Bourdillon, directeur général de l’Inpes, ce constat est d’autant plus préoccupant que, dans le même temps, la consommation d’alcool est en forte augmentation chez les femmes et notamment chez les étudiantes, elle tend même, selon lui, à se banaliser.

Alcool: Seuls 25 % des Français sont conscients des risques pendant la grossesse

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