Dieu, on ne le connaît pas. Personne ne l’a vu, personne ne l’a entendu. On ne peut pas faire la preuve de son existence. Il échappe à toute démonstration rationnelle, il ne peut être appréhendé par aucun de nos sens. Dieu existe dans la foi uniquement. On y croit ou pas.

Rien ne nous oblige à croire : ni contrainte, ni logique incontestable, ni avantage prévisible. La foi est le résultat d’un acte gratuit, d’un choix libre. Notre tempérament peut nous y disposer, les circonstances de la vie nous y encourager, mais au final cette décision nous appartient entièrement.

C’est dans la foi qu’on donne à Dieu forme, contenu ou couleur. Certains adopteront une conception bien personnelle de cette réalité surnaturelle. Ce sera une grand-mère qui veillait sur eux lorsqu’ils étaient enfants ; un ange-gardien qui guide leurs pas ; l’énergie qui les anime ; la Force empruntée de Star Wars.

Les religions offrent des conceptions prédéfinies, si l’on peut dire, de Dieu. Celles-ci se sont élaborées graduellement au fil des siècles et même des millénaires. Elles s’appuient sur l’expérience vécue et relatée par les membres de communautés particulières. Chaque conception dépend donc largement de la société où elle est née et de la culture qui l’englobe. Aucune n’est supérieure à l’autre.

Il en est ainsi, par exemple, de la conception de Dieu véhiculée dans la foi chrétienne. Elle tire son origine de l’idée que se faisaient les Hébreux dans les temps anciens et qui nous est rapportée dans les livres de la bible. On y découvre un Dieu guerrier, prompt à la colère et à la violence, mais en même temps désireux de faire alliance avec le peuple qu’il a choisi et prêt à lui venir en aide.

Le Dieu révélé par Jésus dans le Nouveau Testament se caractérise par une grande bienveillance à l’égard de l’humanité et plus particulièrement par son attention aux pauvres, aux rejetés, aux mal-aimés. On le qualifie de père ou de mère, ce qui est une façon de souligner l’amour qu’on lui prête envers les hommes et les femmes.

Cette conception chrétienne d’un « Dieu d’amour » est la conception que j’ai personnellement adoptée. Il m’a cependant fallu beaucoup de temps et d’efforts pour me débarrasser des images de Dieu issues de mon enfance : ce Dieu sévère, exigeant, capricieux, menaçant, prompt à juger et à punir.

Le Dieu auquel je me réfère maintenant, celui que je désigne comme « mon Dieu », est un Dieu accueillant, généreux, qui m’aime sans condition, qui prend soin de moi et de mes semblables. Telle est ma foi.

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La foi chrétienne revisitée - René Guindon

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