Un chercheur de Dieu

 Le Concile Vatican II a entrepris une modernisation des doctrines, des rituels et des pratiques religieuses, mais d’abord sans trop savoir où ils s’en allaient. Les vérités essentielles du catholicisme demeurent, cependant on cherche à les réinterpréter pour leur donner une signification nouvelle plus conforme aux façons de penser de la vie moderne. Mais ces réformes ne sont-elles pas dues en partie à la peur panique qui s’est emparée de l’Institution vers 1965, à la vue d’une désaffection massive des fidèles, menaçant tous les pays industrialisés? Aussi depuis 50 ans, le même phénomène se répète: à chaque génération, les jeunes semblent mal à l’aise avec la nouvelle liturgie et les nouvelles façons de voir et de faire de l’Église, et ils en sont insatisfaits!

Un recommençant

 Si ce n’avait été de l’ouverture créée par le Concile œcuménique Vatican II, jamais je ne serais revenu à la foi chrétienne et à l’Église catholique. J’avais mis de côté un être suprême tout-puissant, à l’aspect sévère, exigeant, rancunier, éloigné des humains et de leurs préoccupations; j’ai découvert, en revenant, un Dieu dont l’identité même est amour, présent dans nos vie et soucieux de notre seul bonheur. L’autorité doctrinale étouffante que j’avais connue cédait le pas à l’exercice de mon intelligence et de mon sens critique. Je retrouvais le droit de conduire ma vie selon des principes et des valeurs inscrits dans ma conscience plutôt que par soumission à des obligations et des interdits imposés par un code moral extérieur. J’apprenais à partager les responsabilités de la vie en Église avec les membres du clergé dépouillés de leur pouvoir excessif. Les rituels liturgiques prenaient un sens nouveau et contribuaient à unir les participants aux offices religieux en une communauté plus vivante. Je reconnaissais que l’intention bienveillante de Dieu s’adresse à l’ensemble de l’humanité et pas seulement à un petit groupe d’individus bénéficiant du baptême catholique. Bref, j’avais quitté une Église et une religion qui freinaient mon entrée dans un monde moderne et je retrouvais, grâce aux réformes initiées par Vatican II, une institution capable de donner un sens et un souffle nouveau à ma vie.

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La foi chrétienne partagée

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