Un chercheur de Dieu

 La vraie portée de la confession est d’assurer le salut de l’âme, la vie éternelle. Ce n’est pas tant, par ce sacrement, de laver les péchés et de devenir un meilleur chrétien, une meilleure personne. Il y a à la base de tout cela une peur fondamentale, celle de rater le coche, c’est-à-dire de ne pas atteindre le Ciel, de ne pas voir Dieu ni participer à la communion des saints, de ne pas atteindre une vie éternelle heureuse. Mais il y a pire : une éternité dans les limbes, une sorte de prison où on vous fait croupir pour des millénaires, une oubliette où on n’a plus d’importance ni d’identité pour l’éternité, mais où on est encore là, à peine. Et bien pire encore : L’ENFER, où l’on souffrira pour l’éternité, où on brûlera vif pour toujours, sans espoir de retour, ni de rédemption, et encore moins de fin au supplice.

 Un recommençant

 Depuis  que je suis revenu à l’Église et à l’église, j’ai découvert à la «confession» un sens nouveau et beaucoup plus satisfaisant. Il ne s’agit plus, dans cet exercice, de dresser une liste exhaustive de nos fautes et de les dévoiler à un prêtre qui nous donne l’absolution, nous remettant ainsi un «ticket» vers le ciel … jusqu’au prochain péché qui nous oblige à tout recommencer. Le sacrement du pardon, que j’aime encore mieux appeler le sacrement de la miséricorde, se présente plutôt comme une occasion de concevoir et d’accueillir l’amour indéfectible de Dieu. Puisque Dieu nous aime d’abord et avant tout, nous n’avons pas besoin de le supplier de nous pardonner nos fautes: dès qu’elles sont identifiées comme telles, nos erreurs de conduite, nos fautes, nos «péchés» sont, comme le disait Sainte Thérèse, brûlés dans le feu de la miséricorde divine.  Par contre, l’examen et la prise de conscience de nos comportements fautifs nous enseignent quelque chose à notre propre sujet. Cet exercice nous indique les domaines où nous avons le plus de difficulté à nous conformer à ce que Dieu attend de nous. On découvre aussi notre incapacité à atteindre l’idéal de vie qui nous est proposé. Et c’est ici que la «confession» prend tout son sens. Elle représente une occasion privilégiée de renouveler notre adhésion à la volonté de Dieu et d’exprimer notre désir d’obtenir son aide pour la réaliser. L’accent n’est plus ici sur le pardon des péchés mais plutôt sur la confiance en un Dieu qui nous accompagne dans notre cheminement vers lui.

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La foi chrétienne partagée

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