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| Des vins de rêve |
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Samedi le 06 février, 2010 |
En furetant dans la REVUE DU VIN DE France, on peut trouver bien des informations toutes plus intéressantes, les unes que les autres. Ainsi, la couverture du magazine numéro17-H (hors série) de novembre 2009, attire l’attention sur la manchette suivante : «spécial, crus mythiques, 4 vins d’anthologie».
À l’intérieur, sur plusieurs pages, on raconte l’histoire et on décrit la dégustation verticale qui eut lieu pour chaque vin. Ce sont le «Clos de Tart», en Bourgogne, le «château Rayas», à Chateauneuf-du-Pape, le «Cristal de Roeder», en Champagne et «Léoville Las Cases», en Bordelais. On souligne, notamment que ces quatre super vins sont de très importants vignobles décrits comme des «monopoles», c’est-à-dire, appartenant à un seul propriétaire, individu ou entité juridique,
Mais la Revue du Vin de France n’oublie pas de souligner qu’il y a d’autres très grands noms, dans le vin. On rappelle les Pétrus, Yquem, Constantia, Romanée Conti, La Tâche, Tokaj, Sassicaia, entre autres
Toutefois, le magazine s’est principalement attardé aux quatre mentionnés plus haut.
CLOS DE TART,
Domaine de 7,5ha, est situé à Morey-Saint-Denis et appartient à la maison Mommessin. – L,âge moyen des vignes (100% pinot noir) est de 60 ans, qui donnent, en moyenne, avec un rendement de 30hl/ha, 22 000 bouteilles.
Clos de Tart, créé en 1141, était la propriété des religieuses Bernardines de l’abbaye de Tart, à la Révolution, c’est la famille Marey-Monge qui en prend possession puis ce fut Mommessin, à partir de1932. Aujourd’hui, on dit du régisseur Sylvain Pitiot qu’il a propulsé Clos de Tart, au sommet des vins bourguignons,
LÉOVILLE LAS CASES
« Le grand vin de Léoville Las Cases est aujourd’hui le plus prestigieux des vins de Saint-Julien» (Jérôme Baudouin, dans la Revue du Vins de France). Je me permets de reproduire le début de l’article de M. Baudouin :«Le vignoble de Léoville possède une histoire singulière., écrit-il». Puis il relate qu’un certain Moytié, en 1638, achète des terres avoisinant le Château Latour, pour y planter de la vigne. Ce terroir deviendra le plus important vignoble en superficie, du Médoc, auquel il donne le nom de Mont Moytié.
Cent ans plus tard une descendantes de Moytié reçoit ce terroir de vignes en dot, à l’occasion de son mariage avec un seigneur de la commune de Léoville puis, un autre héritier, le marquis de Lascases ajouta son titre ay domaine original et devint Léoville Las Cases.
Le domaine de 97 hectares est complanté comme suit : 63 ha en cabernet-sauvignon, 19,4 ha en merlot, 11,64 ha en cabernet franc et 2,91 ha en petit verdot. On produit environ 560 000 bouteilles annuellement du grand vin et du second réuni, le Clos du Marquis.
CRISTAL DE ROEDERER
C’est pour plaire au tsar Alexandre III que la maison Roederer a créé la cuvée «cristal» enfermée dans une bouteille de cristal incolore, à fond plat et arborant les armoiries du souverain russe.
Roderer ne fait la cuvée cristal que dans les grandes années. Le vignoble s’étale sur 214 ha répartis comme suit : 135 ha en pinot noir et pinot meunier, 79 ha en chardonnay. Les vignes ont en moyenne 320 ans d’âge qui donnent annuellement trois millions de bouteilles. Dans les bons millésimes, Roederer produit entre 300 000 et 600 000 bouteilles de cristal et pas plus 30 000 de cristal rosé.
CHÂTEAU RAYAS
En Châteauneuf-du-pape, on le sait, 13 cépages sont autorisés, pourtant Château Rayas ne comporte que du grenache. C’est Louis Reynaud qui en a décidé ainsi quand il prend la direction du domaine créé par son père Albert Reynaud notaire de son état. En 1978, les enfants de Louis prennent la relève, ce sont Jacques et Françoise qui mènent l’affaire. Ils n’ont cependant pas la main heureuse et il faudra attendre l’arrivée du neveu. Emmanuel, en 1997, pour que le Rayas reprenne du «poil de la bête».
Pour l’anecdote, disons que le château Rayas fait figure d’exception puisque son sol ne compote pas de galets roulés comme partout ailleurs sur l’appellation, le domaine repose plutôt sur un sol sablonneux, idéal pour le grenache.
Château Rayas compte 12,5 hectares dont 10,25 en grenache rouge, 1,12 ha en grenache blanc et 1,12 ha en clairette. La production de Rayas rouge s’établit à 16 000 bouteilles, en moyenne annuelle, 8 000 en Pignan (un deuxième vin) et 5 000 en Rayas blanc.
On peut rêver…
Bien oui. Peu sans doute, d’entre nous aura l’occasion de goûter ne serait-ce qu’une de ces grandes bouteilles. Je ne vous en souhaite pas moins de le réaliser.
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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