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Tout sur le rosé — et le CHAMPAGNE HENRIOT

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Quand, il y a 20-25 ans, je donnais des cours sur le vin, pour l’Amicale des sommeliers ou encore que j’écrivais mes chroniques vinicoles pour le quotidien LE SOLEIL, de Québec, on parlait peu du vin rosé… Par snobisme ou plutôt par ignorance, plusieurs levaient le nez sur ce produit qui, pourtant, sait, être tellement enjôleur et attrayant, notamment quand le soleil inonde l’environnement, au printemps et en été.

Il faut toutefois se rappeler que les quelques rares rosés exposés sur les tablettes de la SAQ, dans le temps, n’étaient pas d’une haute qualité. Pour mémoire, je cite : La Pissotière de l’Impératrice, Pelure de cigale, Mattéus, La Chantepleur, un « petit » rosato italien et quelques autres encore qui, fort heureusement, ne sont plus disponibles.

Mais la France, principal pays viticole représenté, alors, au Québec, produisait pourtant d’excellents vins rosés, bien appréciés, notamment ceux de Provence dont on disait que c’était le royaume du rosé. Ainsi, à côté des « bibines » de piètre qualité, on avait le Château Sainte-Roseline, le Bouquet de Provence, entre autres.

Difficile à élaborer

Le vin rosé, malgré ce qu’on en dit, exige beaucoup de soin et d’attention. Une autre information qu’il faut réviser, les « débuts » du vin rosé. Je me rappelle qu’il y a 20 ou 30 ans, on prétendait que le vin rosé avait été créé quelques centaines d’années auparavant, que c’était des vins rouges peu colorés, comme on en faisait alors notamment en Bourgogne ou plus au nord.

Mais aujourd’hui, les recherches et les découvertes historiques, situent à plus d’un million d’années, les débuts de la vinification. On ne peut nier que « L’histoire ancienne de la vigne se confonde avec celle du bassin méditerranéen ». Toutefois, les premières constatations de la culture de la vigne sont plus récentes, quoique… Car, on trouve des traces de culture viticole en Mésopotamie et en Espagne 6000 ans avant notre ère, encore qu’on ramène 3000 ans avant Jésus Christ, une véritable culture de la vigne.

En fait donc, la vinification des vins rosés est difficile si on veut obtenir à la fois fruité et équilibre, maîtriser la couleur et une régularité certaine à chaque millésime. D’autant plus qu’o peut réaliser du vin rosé par plus d’un procédés, deux notamment.

LA SAIGNÉE

Il s’agit d’un vin rosé réalisé comme si c’était un vin rouge. On laisse macérer le moût moins longtemps dans le jus ce qui permet au vinificateur de décider l’intensité de la couleur. On parle d’une durée de macération pouvant durer de 2 à 20 heures. Aujourd’hui, ai-je appris, on utilise des cives techniques spéciales notamment utilisées dans les régions à vocation « rosé ».

LE PRESSURAGE

On dit que c’est faire du vin rosé en utilisant un processus de vin blanc. On estime que c’est la technique la lus souvent utilisée de nos jours, pour des vins rosés « modernes »,

« La vendange est directement déversée dans les pressoirs, la plupart du temps pneumatiques, aujourd’hui, de sorte que la macération (contact des parties solides de la grappe, avec le jus) ne dure que le temps du remplissage. » Le pressoir fait ensuite son œuvre le vinificateur intensifie la pression au fur et à mesure que le jus coule, la couleur étant plus marquée. Parfois, on arrête la rotation pour permettre un « rebéchage » qui consiste à mêler les parties solides (rafles, peaux, etc. au jus de la cuve.

L’Assemblage

En France, seulement en Champagne, a-t-on l’autorisation pour obtenir un vin rosé, d’ajouter du vin rouge à la base de vin blanc; partout ailleurs, aucun vin rosé ne peut être fait par le mélange des deux types de vins. Cette règle n’est cependant pas aussi stricte dans les autres pays et sans doute qu’on ne se prive pas pour ajourer du vin rouge à du vin blanc pour obtenir un rosé.

Conservation

Il semble que le vin rosé de n’importe quelle provenance, soit plus délicat à conserver que tout autre. De ce fait, on n’a pas intérêt à conserver du vin rosé trop longtemps, à moins, que comme moi, vous en consommiez toute l’année.

On dit souvent que le vin rosé est le vin de l’été, mais certains plats « costauds » d’automne ou d’hiver, comme le cassoulet, le couscous, et autres semblables, sont nettement plus intéressants servis avec un rosé, selon moi.

Il semble bien que le « rosé » soit plus populaire que jamais. Est-ce pour répondre à cet intérêt des consommateurs que la SAQ en a inscrit une bonne centaine, à son répertoire, depuis quelques semaines déjà. Pour en savoir plus, allez sur le site de la SAQ et dans l’encadré, en haut de page, à gauche, cliquez sur sur « catalogue » puis dans catégorie, sur « rosé » arrivera une liste de plus de 90 vins, par ordre alphabétique. Si vous souhaitez n’avoir que des français ou des italiens ou autres, indiquez le dans l’espace d’ « origine »,

Quand vous aurez choisi un vin, vérifiez où vous pourrez l’acheter le processus est facile, vous devez déjà savoir comment utiliser « SAQ.com ».

Vive l’été et le rosé

Jeudi, je vous indiquerai certains coups de cœur.

LE CHAMPAGNE HENRIOT

Je ne peux résister à vous dire quelques mots d’une très plaisante expérience, vécue mardi de la semaine dernière, le 15 mai. J’avais été convoqué au restaurant Laurie-Raphaèl, à Québec, pour rencontrer Madame Anne DESRAISME, directrice à l’exportation. Pour la maison Henriot.

Henriot est une des dernières maisons familiales, de la Champagne. Depuis près de 200 ans, sept générations de la même famille se sont succédées et continuent à élaborer de merveilleux champagnes selon des « secrets patiemment enrichis de la tradition et du savoir-faire. »

J’emprunte au carton d’information, le détail de la réalisation des champagnes Henriot. « C’est lors de l’assemblage, point d’orgue de la tradition champenoise, que la Maison Henriot exerce tout son art et sublime le caractère des raisins qu’elle a rigoureusement sélectionnés parmi les plus grands terroirs et notamment celui du chardonnay, cépage de cœur et d’esprit de la Maison.

Lors du repas préparé avec beaucoup de soin et d’originalité par Daniel VÉZINA, on a pu goûter le Blanc Souverain put chardonnay, le Rosé brut, le Brut millésimé 1998, la Cuvée des Enchanteleurs 1995,

Chacun de ces champagnes avait sa personnalité et ses caractéristiques tout à fait exceptionnelles. J’ai hâte que l’agence LA CÉLESTE LEVURE réussisse à ce que la SAQ inscrive au moins une de ces bouteilles à son répertoire. En attendant, l’agence dispose de quelques dizaines de flacons qu’elle a fait venir en importation privée.

Pour plus de renseignements, prix, disponibilité, etc. Communiques avec : La Céleste Levure, 5344, boul. Saint-Larent, Montréal, H2T 1S1 — 514-948-5030, par courriel : info@lacelestelevure.ca – M. Charles Goyer, président.

Là dessus, bonne semaine, en souhaitant que l’été revienne (sans neige)!

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec

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