Accueil Jean-Gilles JUTRAS - À la découverte La Coupe des Nations – 2007

La Coupe des Nations – 2007

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C’est à la fin du siècle dernier (?), plus précisément vers 1998, que des gens de la restauration ont pensé doter Québec d’un festival de la gastronomie. Il faut cependant rappeler qu’il y avait eu, quelques années auparavant, une fête du «Boire et du Manger» tenue dans le Vieux Port. À ce propos, je relevais dans Le Soleil du 19 avril 1986, le titre suivant « Festival du boire et du manger : bravo! ».

L’article, que je signais alors dans le quotidien de Québec où j’ai eu une chronique pendant une bonne dizaine d’années, rapportait plusieurs faits survenus durant le Festival.

On pouvait y rencontrer des producteurs de mets et boissons du terroir, bon nombre de confréries gastronomiques et vineuses qui y ont tenu des activités populaires fort prisées. Pour diverses raisons, le Festival du boire et du manger a été de courte durée.

Toutefois, en 1998 il y avait déjà un concours dédié au vin, appelé La Coupe des Nations dont les créateurs ont bien fait d’en confier l’organisation à la Corporation des restaurateurs de Québec, sous la houlette de Denys Paul-Hus, au début, le concours a consisté principalement en une compétition culinaire internationale.

En regroupant le Festival de la gastronomie et la Coupe des nations, Denys Paul-Hus et la Corporation des restaurateurs de Québec ont fait d’une pierre deux coups en s’assurant des lendemains toujours plus réussis. À un point tel qu’on pourrait presque affirmer que cette année, le Festival de la Gastronomie – Coupe des Nations a favorisé la reprise du concours Sélections Mondiales des Vins – Canada, délaissé par la SAQ. Ce concours a eu lieu à Québec, en février avec un franc succès reconnu de partout dans le monde.

LA COUPE DES NATIONS

Dès les premières années, le Festival de la gastronomie avait fait large place aux vins, aux cidres et autres produits à base d’alcool, en favorisant particulièrement les produits artisanaux du Québec qui, d’une année à l’autre, se révèlent de qualité améliorée et supérieures.

Cette année, pour l’édition 2007, la neuvième, si je ne m’abuse, plus d’une trentaine de juges ont eu à évaluer et déguster pas moins de trois cents produits dont les deux tiers consistaient en produits du terroir, vins, mistels, hydromels, cidres et autres liqueurs; l’autre tiers comportait des vins inscrits au répertoire de la SAQ.

La dégustation a été tenue dans les locaux de la SAQ, rue Einstein, à Québec (Sainte-Foy) sous la présidence de Me Ghislain K.-Laflamme. Sept commissions ont siégé de 8 h. à 13h30, le dimanche 17 mars. Les produits soumis à l’analyse des jurés devaient subir un examen basé sur trois évaluations : la vue, l’odorat et le goût. Les points étaient calculés sur 100 dont 15 pour la vue, 30 pour l’odorat, 44 pour le goût et 11 pour un jugement global.

Les meilleures notes étaient marquées par des « COUPES ». Pour obtenir une coupe « Grand or » le produit devait recueillir au moins 95 sur 100; de 85 à 95 points la bouteille obtenait une coupe « or » et entre 80 et 85, c’était une coupe « argent ».

La Coupe Grand Or

Comme on le comprend, il n’y a que très peu de produits qui ont obtenu le nombre de points permettant d’obtenir une Coupe Grand Or. Comme il y avait deux fois pus de produits du Québec que de vins d’importation, il n’est pas surprenant qu’il y ait plus de vins primés parmi les artisans.

Je vous dirai jeudi quels sont les vins et cidres qui ont eu la faveur des juges; là dessus, bonne semaine

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec

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