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Lettre à un ami

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J’aime recevoir des lettres d’amis de longue date. Heureusement, mes blogs ou mes chroniques stimulent plusieurs à m’écrire. Qu’il est bon de se rappeler nos amitiés passées qui durent toujours ! Hier, j’ai reçu une telle missive qui disait, entre autres, ce qui suit :

Bonjour Claude

Recevoir de tes nouvelles me fait toujours plaisir…

Je prends connaissance de tous tes blogues, je te trouve un peu dur pour notre PM….

… Continue, je suis toujours ravi devant tant de choses à découvrir…

Ton ami André

À mon tour, j’ai fait part à mon ami de ma pensée et après avoir envoyé ma lettre, j’ai cru que son contenu pourrait, peut être, intéresser mes lecteurs. La voici donc :

Mon cher André

Merci de me donner de tes nouvelles et de me faire part de tes commentaires. Il est vrai que, par moment, je me montre fort désappointé de notre PM. Pour moi le temps de la « partisannerie » aveugle est passé. Jadis, il y a déjà vingt ans, nous étions, toi et moi, « bleu ». Bleu partout, advienne que pourra. Depuis, je le demeure mais critique.

Les politiques comptent maintenant pour moi beaucoup plus que la couleur du parti. Mais, honnêtement, je ne sais pas si je voterai conservateur à la prochaine élection générale malgré que je pense que le parti va gagner.

Je ne suis pas d’accord avec la politique militariste de notre PM qui nous coûte les yeux de la tête et qui change l’image et le rôle de maintien de la paix de notre pays dans le monde. Je ne suis pas d’accord avec ses politiques unilatérales au Moyen-Orient alors que je pense que le Canada doit être neutre dans ces conflits et être celui qui cherche des solutions à leur fin.

Je ne suis pas d’accord que notre politique étrangère soit calquée à la fine lettre sur celle de GW Bush, le pire président que les USA aient connu.

Je suis désappointé de son cafouillage et de son hypocrisie en présentant des programmes sur l’environnement qui me semblent n’être que des tactiques pour protéger les pétrolières et masquer sa politique anti-Kyoto.

Je ne suis pas d’accord avec le développement rapide des sables bitumineux, même s’il invoque que cela nous rendra méga-riches, alors que le procédé d’extraction ajoute considérablement aux gaz à effet de serre et qu’il y a d’autres solutions, dans le temps, comme le nucléaire pour extraire le pétrole de ces sables.

Je me méfie des membres de droite du parti conservateur (l’ex Reform), qui sont majoritaires, sur la question de la protection et du développement de langue française au Canada. Je ne suis pas d’accord qu’ils décident que la représentation parlementaire se fera dorénavant sur la base de la population car, ce faisant, celle des Canadiens français diminuera proportionnellement sans cesse à la Chambre des Communes. Et je peux continuer…

Malheureusement, Dion, chef du parti libéral, ne fait pas actuellement le poids. Peut-être saura-t-il en période électorale se révéler pour ce qu’il est comme il l’a fait finalement lors du congrès de leadership où il a été élu, mais j’en doute.

Il nous faut donc essayer de ramener notre PM dans une voie qui ressemble à ce que nous sommes, nous les Canadiens, et assurer que les acquis passés de notre nation québécoise et du Canada ne s’évaporent pas au profit d’idées qui sont loin de nous et de notre intérêt.

Je suis fier de mon pays. Un beau et grand pays qui m’a donné toutes les possibilités de vivre dans la paix, l’harmonie et l’opportunité d’élever ma famille sainement et normalement. Je suis fier lorsque je voyage de constater toute l’estime des étrangers pour mon pays et l’admiration qu’ils expriment pour les Canadiens et le Québec.

Je suis fier du rôle que nous avons joué avec les Nations Unies pour pacifier la planète.

Je suis fier de parler français, de l’écrire, et de pouvoir vivre ainsi en toute liberté et de savoir que mes compatriotes des autres provinces peuvent le faire aussi. Je suis fier que mon pays m’ait donné l’opportunité d’apprendre la langue anglaise.

Je suis fier de notre système démocratique honnête qui nous permet de faire la part des choses lors d’élections.

Je n’oublie jamais le passé, notre histoire, le rôle de nos ancêtres. Je n’oublie pas les misères des générations qui nous ont précédés, les efforts qu’ils ont faits pour avoir leur place dans ce pays et leur contribution à le bâtir.

Je n’oublie pas que je fus le premier Dupras de ma lignée à me rendre au collège, à l’université. Je n’oublie pas les difficultés de ma famille. Je veux conserver nos acquis qui ont été obtenus, même dans le sang, au détriment de personne.

Je sais que ma contribution est minime. Mince et peu influente. Mais j’ai trouvé par internet une façon de contribuer au bien-être futur des miens. C’est pourquoi je veux demeurer indépendant d’esprit, réaliste et au point.

Je me force à regarder les choses en face le plus honnêtement possible, à exprimer mes idées et à les répandre en espérant qu’elles puissent semer dans la tête de quelques uns de mes contemporains le genre de pays que j’envisage pour eux et l’espoir que le futur puisse être aussi bon et même meilleur pour leurs enfants.

Salutations affectueuses à ton épouse.

Claude

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