Plus d’un mois depuis ma dernière chronique. Dieu, que le temps passe vite ! Surtout lorsque l’on entreprend, comme je l’ai fait, des safaris-photos au sud africain. J’arrive du Botswana et de la Namibie. J’avais visité, il y a quelques années, la Tanzanie, la Zambie, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud.

Cette partie de l’Afrique regorge d’endroits merveilleux et pittoresques et de refuges d’animaux sauvages de toutes sortes. Mais les populations noires qui la composent sont victimes d’une pauvreté qui les harcèle toujours.

Ce sont des peuples nombreux aux centaines d’ethnies avec un taux de mortalité infantile élevé, souventes fois mal nourris, ayant peu d’eau, un niveau d’éducation bas même s’il s’améliore quelque peu depuis quelques années, dirigés par des politiciens souvent corrompus ou encore inaptes à sortir leurs commettants de leur spirale de souffrance. On en revient toujours bouleversé et désespéré devant une situation pénible qui semble sans fin.

On comprend mieux l’importance d’œuvres, comme celle de la Fondation Jules et Paul-Émile cardinal Léger, qui œuvrent dans ces milieux afin d’apporter un support qui même infime en rapport avec la dimension du problème aide énormément.

Les safaris sont soit de chasse ou de photos. Je croyais que la chasse était terminée. Mais non, elle continue dans plusieurs pays, tout en étant cependant moins généralisée que du temps d’Ernest Hemingway.

La tuerie d’animaux si beaux, si tranquilles dans leur milieu, est révoltante et l’on comprend mal comme certains gouvernements la tolèrent encore malgré les campagnes des groupes de protection d’animaux.

Pour certaines bêtes, comme le rhinocéros, toute chasse est prohibée mais il se trouve encore des braconniers pour tuer ces animaux, qui deviennent rares, pour découper leurs cornes et les vendre à prix fous à des Asiatiques.

Voici un récit de notre voyage que j’écrivais à certains amis à mon retour :

« De Paris, le voyage à Johannesbourg a duré 9h et 15 minutes.

A Jobourg, nous avons passé notre première nuit, près de l’aéroport, pour nous envoler le lendemain vers Livingstone, en Zambie, et revoir les chutes Victoria. Elles sont toujours impressionnantes malgré qu’à ce temps de l’année le volume d’eau est à son plus bas. Ce doit être quelque chose lorsque le Zambezi est à son plus haut niveau et qu’elles rugissent sur toute leur longueur de 1,700m. Nous sommes passés du côté du Zimbabwe, à Victoria Falls, où il y a plus d’eau pour mieux les apprécier. Nous avons aussi profité de notre passage dans ce pays pour aller à l’important marché africain dont les artistes viennent surtout du centre et du nord de l’Afrique.

Le lendemain, par petit avion, nous avons atteint notre premier camp au Botswana, le Jacana. Bien situé dans le delta de l’Okavango, nous l’avions choisi à cause de sa localisation afin de faire des safaris en bateau, en mokoro (petite barque creusée dans un arbre par le peuple BaYei) et en 4X4 pour la portion terrestre. Lever à 5h00, petit déjeuner 5h30, safari 6h00 jusqu’à 11h, brunch 12h00, siesta jusqu’à 15h30, thé et collation et départ pour le safari de l’après-midi à 16h jusqu’au coucher du soleil vers 19h. Retour au camp, dîner à la table de famille (ce camp a 5 tentes, ceux qui suivirent en avaient 9, 10 et 15) à 20h30. Ce fut un programme similaire ou presque (dans certains, le lever était à 5h30) chaque jour dans chaque camp ou Lodge où nous avons couché.

Les heures de safaris sont fixées en fonction des habitudes de survie des animaux qui viennent, entre autres, s’abreuver au trou d’eau. Nous avons vu beaucoup de mammifères, d’oiseaux exotiques, de reptiles et quelques batraciens. Et des fleurs magnifiques !

Ces camps sont construits sans clôture. Les Africains se considèrent les invités des animaux sauvages sur ces terrains. Pour rentrer à la tente, il est nécessaire d’être accompagné par un garde. Nous avons vite compris pourquoi, lorsque durant la nuit on entendait les bruits générés par des hippopotames, des éléphants, des lions ou autres animaux qui rôdaient à proximité de nos tentes.

Notre programme consistait à passer deux nuitées dans chaque camp. Entre chacun, nous avons voyagé par petit avion pour des vols de 30 à 90 minutes qui nous permettaient de voir et d’apprécier, à basse altitude, l’immensité et la diversité qu’offre l’Afrique.

Nous avons logé par la suite au DumaTau camp, puis au Khwai River Lodge. À ces deux derniers endroits, les safaris étaient en 4X4 qui offrent une bonne vue pour photographier les animaux, la végétation et les paysages. Ces derniers, forts différents à chaque arrêt, nous ont permis d’apprécier que le territoire de cette partie de l’Afrique est un des plus beaux.

Après une semaine, nous avons quitté le Botswana et sommes partis vers la capitale de la Namibie, Windhoeck. L’étendue et la sécheresse de cet immense territoire, qu’est le désert du Kalahari, occupé par les bushmen et qui s’étend jusqu’au Nord de la Namibie, nous a fortement impressionnés.

Le lendemain, nous avons volé vers le sud de la Namibie au Sossusvlei Wilderness camp situé près des gigantesques dunes de sable rouge du désert du Namib, qui donne sur l’Atlantique. L’après midi, nous reprîmes notre cédule de safaris. Le jour suivant fut dédié aux dunes. Nous les avons parcourues, montées. Ce fut vraiment exceptionnel et unique.

Puis direction Damaraland situé au nord de la Namibie, à basse altitude pour admirer tout le territoire des dunes. Quelle beauté ! Nous avons longé le littoral où le désert rencontre la mer jusqu’à Swakopmund en volant au dessus de la côte squelettique où se trouvent tant d’épaves de bateaux échoués et des centaines de milliers de phoques éparpillés en des colonies nombreuses et imposantes.

Nous avons atterris à Swakopmund où nous attendait un 4X4 qui nous amena à Walvis Bay, à 35 km, où un bateau nous transporta vers les phoques et les dauphins. Fantastiques, du jamais vu!

L’avion a continué sa route et nous sommes arrivés en fin de journée au Damaraland, pays des bushmen et de leur langue « click », composée de quatre bruits courts et secs, faits avec la langue, le palais et les lèvres. À les entendre, je revoyais les scènes du film de 1981, « Les dieux sont tombés sur la tête ».

Le lendemain, les safaris reprirent sur un autre genre de terrain où logent en plus des animaux différents comme l’oryx, le springbok…

Nous avons complété, notre voyage par deux jours de safaris à l’Ongava Lodge, situé plus au nord, près du parc national Etosha qui comprend étang de sel si grand qu’il peut même être vu de la station spatiale. Encore là, ce fut différent mais toujours captivant. Nous avons aperçu, entre autres, trois rhinocéros, blancs et noirs, qui sont maintenant 35, suite à une campagne de réinsertion de ces bêtes dans ce parc où ils avaient tous été fauchés.

Puis nous sommes rentrés à Windhoek. Capitale du pays le moins peuplé au monde (par km. ca.). La ville est très propre et moderne. Elle a gardé les influences de la colonisation allemande qui se termina en 1918. C’est encore un endroit privilégié par les Allemands pour leurs vacances et leurs affaires.

Puis, ce fut le retour. Nous sommes revenus avec beaucoup de photos mais aussi avec la tête remplies d’images, de sentiments et d’émotions de ces pays magnifiques, des populations qui les composent et des animaux sauvages qui y vivent. J’afficherai bientôt sur internet ces photos. »

J’ai eu de la difficulté à me remettre à écrire une chronique régulièrement suite à ce voyage merveilleux. Maintenant que tout est décanté, je reprends ma plume.

Claude Dupras

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Jean-Claude Dupras

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