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Les mots calligraphiés

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Bonjour à vous tous,

Où que vous soyez dans le monde, j’ai le plaisir de vous saluer de Rimouski.

Vos mots dépassent vos mots.

J’aime les mots calligraphiés. Je les laisse quitter la page, je cours dans la marge, je scrute et je tente de découvrir leurs relations graphiques jusqu’à chercher dans le fil de leurs dessins, l’invisible de leurs significations.

Votre main, qu’elle soit pendante, abandonnée ou directive, laisse percer dans sa voie émotive une sensibilité qui peut vous révéler les secrets qui se cachent sous les multiples habits que vous octroyez à chacun de vos éléments graphiques. Prendre conscience de son écriture, c’est accueillir et cogner au cœur de sa propre réalité et de celle des autres. L’écriture, c’est un outil d’autonomie et aussi un rapport à autrui. On écrit pour soi et pour le lecteur.

Notre écriture fréquente le quotidien, le passé et explose dans le futur. Elle se présente comme un inventaire, un état des lieux et une respiration dans et sur la vie. Elle varie sous les diverses influences de la temporalité. L’écriture des années passées influence celle d’aujourd’hui, sans s’y conformer. Le peintre célèbre Henri Matisse disait : « Dans un figuier, aucune feuille n’est pareille à l’autre ; elles sont toutes différentes, cependant chacune crie figuier. » Il en va de même pour chacun de nos textes. Chacune de vos écritures diffèrent, mais toutes, elles sont de vous. Vous vous dessinez avec vos mots. L’écriture fleurit un beau jour dans votre jardin de l’enfance et de l’apprentissage des cursives. Les dessins de vos lettres deviennent un langage dans le langage.

Prenez deux minutes pour imaginez la situation suivante. Autour d’une table ronde, cinq personnes font tourner leurs écritures. Elles les décrivent à tour de rôle, en commençant par la leur, sans interpréter, juger ni employer de mots abstraits. Il s’agit pour elles, d’arpenter le terrain graphique, d’établir des lieux et de dresser l’inventaire de la matière première qui sera soumise au graphologue. Déjà, cet exercice pourrait illustrer la sève qui nourrir l’arbre de la graphologie.

Pour ma part, je suis toujours fasciné par chacune des relectures de mes analyses et je constate que toute écriture dégage un savoir instinctif et qu’elle peut devenir une lumière dans la compréhension de notre intérieur. L’écriture n’a pas de sentiments ; ce sont les sentiments qui s’expriment par elle. Votre écriture nait de symboles appris et intégrés à votre personnalité. Elle est une sorte de montage guidé par votre apprentissage, votre intuition, vos émotions et toutes les images nécessaires à ce vous souhaitez être ou paraître.

Votre style pour devenir le vôtre, a mis du temps et c’est aussi une décision consciente ou inconsciente. Votre graphie a dû lutter pour prendre sa place à votre paysage des mots. Une écriture sans le temps devient une fragilité. « Le temps défait ce que l’on fait sans lui » Marc Bloch.

Sans espérer de tout trouver dans l’écriture, il convient de l’interroger et de lui lancer un clin d’œil ; elle cache peut-être au fond d’elle quelques connaissances bénéfiques.

Que votre journée soit radieuse.

Jean-Paul Gagné

Jean-Paul Gagné


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