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L’écriture n’est pas morte.

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Bonjour Monsieur Gagné

Moi, je pense qu’on va écrire de moins en moins et que la graphologie va mourir de sa belle mort.
Qu’en pensez-vous ?

Vous savez, si l’on ne fait pas attention à notre terre, elle va disparaitre avant la graphologie.

Pour répondre à votre question, je vous dirais qu’il est intéressant d’observer qu’une découverte technologique comme celle de Guterberg (l’Imprimerie) à fait progresser et non disparaître ce qu’elle était censée remplacer, en nous donnant conscience des vertus anciennes, comme la mémoire, que nous aurons pu négliger ou écarte comme peu d’importance auparavant.

À notre époque d’Internet, de l’informatique et de la prolifération des traitements de textes, il est étonnant de constater que bien de gens retournent à la plume, pour se parler à eux-mêmes et pour communiquer avec les autres.

Ceux qui considèrent le développement de ces nouvelles technologies comme le diable incarné laissent la nostalgie prendre le dessus sur l’expérience.

L’augmentation soudaine des moyens de communication accentue ce désir de la complicité du dessein de la main avec l’expression de la pensée. Chose surprenante, nous nous devons de remarquer que de plus en plus, le corps et la pensée se donnent rendez-vous. L’écriture renait et réveille le besoin du « connaîs-toi, toi-même »

Le monde reste un texte qui s’écrit d’une main humaine. Les choses de ce monde deviennent des lettres de l’alphabet dans laquelle la personne se construit.

Les gens se rendent compte que leur écriture est spécifique. Cette spécificité les intéresse fortement. Ils remarquent que dans leurs écrits, il y a des lettres dans lesquelles, les notes en bas de la page ou les commentaires qu’ils ont griffonné dans les marges sont parfois plus intéressants que l’entité de toute la lettre.

L’écriture est un véhicule métaphorique qui nous accompagne dans notre intimité. Notre graphie décrit notre monde. Elle est dans notre monde et si nous voulons connaître ce monde qui est le nôtre, il faut cogner à la porte de cet outil projectif.

Comme l’enfant prodigue, la personne revient toujours dans son champ, et le scripteur pour nourrir son intérieur son intérieur doit prendre le temps d’interroger sa course graphique.

Dans une démarche d’analyse, il faut prendre le temps et les mots. Il faut goûter à l’écriture. Personnellement, je crois que l’écriture à un grand avenir devant elle. Elle est l’âme qui parle avec ses sens. Même si l’on dit que rien ne dure, l’écriture restera le miroir de l’homme.

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