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La bonne aventure au gai

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Suis-je un diseur de bonne aventure ?

Depuis que je fais de la graphologie, que je m’amuse avec le jeu de l’arche de Noé, que je m’intéresse au rêve et aussi à toute occasion projective, on me demande souvent « Chemin es-tu un gourou? »

Invariablement, je réponds: « non, je ne pense pas ». J’ai simplement appris à tirer des hypothèses des différents outils projectifs. Étant souvent présent avec des élèves qui n’arrivaient pas à donner leurs émotions, je me suis intéressé à d’autres langages,que celui de la parole.

C’est ce que je nomme les langages projectifs

La graphologie fait partie de la psychologie projective du mouvement et en ce sens, elle étudie les signes graphiques de celui qui les a tracés. L’écriture devient donc le relief de la pensée.

Au fur et à mesure de la vie, chaque individu invente sa propre écriture: une écriture personnelle qui ne ressemble pas à celle des autres, pas plus que les traits de notre visage ressemblent à ceux des autres.

Les gestes graphiques que nous faisons correspondent à nos états d’âme.

La parole aussi est un comportement projectif, comme le présent texte que je vous écris. Ceux qui m’ont lu tout le long de ces communications, savent bien que j’ai un style qui m’appartient et que je suis un coquin qui se veut souriant. Je ne signerais pas et je serais reconnu. On dit à ce moment que mon style est projectif.

L’écriture est un geste projectif comme les autres, mais avec cette grande différence: c’est un geste sur le papier et il est durable. On peut l’analyser à tête reposée. Et ce qui est encore plus utile, c’est que nous pouvons l’analyser en tenant compte des études et des règles établies par différents observateurs de la graphologie.

Ce qui me fascine dans la graphologie, c’est la multiplication des indices que les gens nous donnent de ce qu’ils sont. Pour arriver à un jugement ou à des hypothèses dans l’écriture, il faut se rappeler que tout signe graphique est nuancé par un autre signe graphique.

C’est ce qui explique mon plaisir lorsqu’une personne me demande de patiner dans ses fioritures afin trouver ce qui s’y trouve ou plutôt ce que j’y trouve.

En somme, la graphologie, c’est l’écoute du chant de l’écriture. Dans ce sens, chaque personne a sa voix. Il faut s’habituer aux nuances du chant de la plume. C’est un travail constant mais très intéressant. C’est plus qu’un jeu de société car elle repose sur des fondements scientifiques très sérieux. L’écriture est parlante. Tellement parlante… que pour moi, une analyse d’un texte simple exige au moins 15 à 20 heures de récréation. Ce n’est qu’après une concentration de la sorte que nous pouvons arriver à nous orienter et à déceler l’hypothétique personnalité du scripteur.

En terminant, je tiens à préciser que l’exercice n’est pas divinatoire. Pour éviter les erreurs, il est essentiel d’avoir un maximum d’informations avant d’entreprendre une analyse.

Au plaisir de continuer cette réflexion…si vous y portez de l’intérêt.

Chemin
Jean-Paul Gagné

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