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MES LÈVRES AIMENT BAISER

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MES LÈVRES AIMENT BAISER


mes lèvres aiment baiser

l’hostie de ton Jésus

à la barbe en broussaille

au halo d’innocence

elles aiment embrasser

l’arrondi pointu

de tes petits clochers

pour en sucrer prières

jusqu’à la moëlle de leur évangile

ouvert à la page des Béatitudes

mes lèvres aiment baiser

la résurrection au tombeau

du grand lit où surgit

notre surprise

et c’est agenouillé

et la langue bien pendue

que mes lèvres adorent

pratiquer notre religion

au tabernacle de la chambre

elles raffolent des neuvaines

leur méditation n’en finit plus

d’appréhender

ton mystère glorieux

© André Loiseau


Toutes les rosettes ont été réalisées par moi avec Paint Shop Pro et ses filtres. En plus un script pour découvrir André Loiseau, hors des mots : grâce au texte de Maryvonne Griat.

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Titre : Chronique de Maryvonne Griat
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Pour en savoir plus sur le poète. Conception Ginette Villeneuve.


Par la fenêtre


Par la fenêtre de ma chambre

Le soleil montre son œil lumière

Et je te vois vivante

Courant aux sentiers de mon cœur

Qui ouvre ses rideaux.

Et le soleil

Empêchant la neige

Rature de son feu

La sombre image

d’une nuit

Sans toi

Je te cherche des fleurs

Partout dedans ma tête

De peur que tu n’ailles

En cueillir

Trop loin de moi.

Ton âme fourmille

Aux recoins du foyer

Refroidi

Où je te vois vivante.

© André Loiseau

Amour

La grise couverture

De nos temps humides et

Sanglants

Ouvrira ses ailes

Dans l’aveuglante apothéose

De l’astre Galarneau

Boule de gomme

Le jour où ma chérie

Daignera poser pied

Au couloir de mon alcôve

Trois pièces

Pour l’instant

Qu’elle est partie

C’est avec voile sur l’œil

Que ma canne blanche

Se désespère

Les feuilles d’érables

Se découpent dentelle

Avec une santé particulièrement

Arrogante

Aucun vent ne vient ébranler

Leurs tiges

Elles sont prisonnières de l’étau

Du ciel noir

© André Loiseau


Blanche heure

Les anges déchirent leur drap

Aux algues blanches qui grimpent

Sur la nuque rouge des maisons

Et aux jambes frivoles des rues déchiquetées

La poudrerie libère ses chevaux

Harnachés d’éclairs

Les cils glacés

Versent une larme

Au whisky virevoltant

Dont les jupons s’essoufflent

Les gens violentés

Se rebiffent en sursaut

Protégeant le tissu de leur chair

Contre des hurleurs

Qui leur glacent le sang

Et leur aspirent les tripes

Les cordes à linge

Font danser leurs poulies

Aux patinoires du ciel

La morve des glaçons

S’est retenue de boire

Tandis que les vitrines

Craquelées de brume

Ramassent les regards

Givrés d’une chaleur

Gaspillée par les anges

Le soleil s’est enfoui dans nos poches

Où notre très petit change

Chicane pour un café

Les dunes dépaysées

Piétinent au coin des rues

Comptant nos blancs moutons

© André Loiseau


SES ROBES NE CACHENT PLUS


ses robes ne cachent plus

le moelleux contour

de ta langue

ses jambes caressent

des projets futurs

dont tu t’éreintes

à suivre trace

ses talons hauts

refont le jeu des mollets

et tes dents

arrachent le nylon

en se jouant des cuisses

tu as mis une bûche

au vallon de ses reins

et tu chauffes une forge

s’empêchant d’arriver

tes yeux font les emplettes

du bonheur que tu voles

à portée de main

elle a le souffle épisodique

et tu tasses les robes

camouflant le voile

de son visage

près du tien

© André Loiseau


LA VIE PORTE BRETELLES


la vie porte bretelles

qui nous ramènent la nuit

et les oranges rouges

ne sont qu’oranges tout court

ayant couleur de peines

pour parer les visages

des travailleurs de tendresse

des délicats de l’amour

des fripés de l’existence

qui s’éternise

et nous devient autant élastique

qu’impopulaire à souhait

heureusement que le bonheur

de l’amour inattendu

vient nous visiter à la sauvette

juste pour blaguer

question de faire le décompte

question de rendre compte

de la raison de survivre

heureusement qu’il nous reviendra

dans les pattes

en pleine figure

le bonheur

un de ces jours

méconnaissable

et même en chaise roulante

à roues carrées

en estropié qu’il est

le bonheur

ne nous ressemble pas

© André Loiseau

TANDIS QUE LA PLEINE LUNE


tandis que la pleine lune

laissait japper ses fonds de ruelles

je la portais sur la main

comme un épervier

et je lui taquinais le bouchon

de champagne

pour en faire tourner les bulles

autour de sa tête de femme

à blondeur ternie

par les années lumières

je la promenais dans ma tête

pour aérer ma vie

de son mouvement

et de la valse lente

d’un jupon découvrant

ses chevilles

je la portais

comme on se porte bien

avec toute la joie

ramassée dans mes poches

© André Loiseau


Un excellent vendredi à vous tous.
Je vous aime.

Ginette

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Décor, animation, conception

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