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Malpas Eric ensoleillé

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LE PRINTEMPS

Le printemps a revêtu son habit de verdure
Et partout dans la nature, tout renaît à la vie
Après un long hiver et ses jours de froidure
Qu’il est doux d’entendre les premiers gazouillis.
Et les premiers bourgeons timorés apparaissent,
Et les premières fleurs, et le premier gazon
Des nids d’oiseaux fébriles que le soleil caresse
Essaiment dans la campagne, jusques à l’horizon.
La frêle chrysalide qui fut longtemps captive
Sort petit à petit du fragile cocon,
Et la métamorphose de la terrible hydre
S’achève par l’éclosion d’un très beau papillon.
De douces mélodies s’élèvent des essaims,
Où des armées entières d’abeilles virevoltent
Et ces milliers de pattes où le pollen est ceint
Passeront-elles de la ruche la si étroite porte?
Les têtards affamés dans les mares verdâtres,
De leurs énormes yeux, cherchent l’insecte mort
Qui sur l’onde huileuse de ces eaux disparates
De son envol, n’a pu prendre l’essor.
Et la vie dans la vie fiévreusement s’installe,
Et après d’effroyables balbutiements
Cette fresque grandiose, secrète comme un charme
Provoque dans la nature un éblouissement!
Un éblouissement de couleurs fantastiques,
Dont les yeux éperdus dans le ravissement
Transportés par l’extase, par cette oeuvre biblique
Comme ensorcelés se ferment lentement.
Et dans le frais murmure de la nuit qui s’avance
Une petite brise par son souffle léger,
Transporte les odeurs de cette renaissance
Merveilleux parfums du printemps qui renaît,
Dans l’atmosphère ivre de toutes ces essences
Mélange éphémère d’un instant mordoré.
Printemps saison de la magnificence,
Tu es comme une mère qui attend son premier né.

Malpas Éric. ©

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Titre : Mon rêve de voyage
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Texte d’Eric Malpas.
Scénario de Ginette Villeneuve.

Liberté perdue

Mon coeur se réjouit et s’envole vers toi
Toi mère nature qui me permet de vivre
Je chasse le grizzly et le cerf dans les bois
Et le saumon dans les froids rapides ivres.
J’écoute les esprits la nuit dans mon tipi
Avant de m’endormir, pendant de longues heures
Mon oreille exercée entend le moindre bruit
Et bien souvent seul, en silence je pleure.

Je pleure de bonheur car tout ce qui m’entoure
Les torrents, le ciel, les forêts, les montagnes
Tous les jours un peu plus me prouvent leur amour
Et tels des feux de joie, ils réchauffent mon âme.
Les bisons sont nombreux dans les vastes prairies
Et lorsqu’ils se déplacent vers d’autres pâturages,
D’un seul coup le soleil disparaît dans la nuit
Car la poussière est dense, et forme des nuages.

Mais les visages pâles nous chassent de nos terres
Ils nous poussent à l’exil vers d’autres horizons
Serons-nous obligés de leur faire la guerre?
Pour ne pas succomber dans leurs froides prisons!

Mon coeur se réjouit et s’envole toujours
Vers toi nature, mais pour combien de jours?
L’aigle sur la montagne ne quitte plus son aire
Depuis que l’homme blanc a trouvé nos repaires.

Malpas éric. ©

L’aigle

L’aigle prit son envol, fier majestueux
Les ailes déployées il planait solitaire
Sa large envergure flottait dans le ciel bleu
Dont l’ombre vaguement, venait mourir sur terre.

L’oeil aguerri et vif, pour détecter les proies
Il scrutait sans relâche son vaste territoire
Un léger vent soufflait sur les monts et les bois
Au lointain s’élevait, une fumée très noire.

C’était un incendie qui avait pris là bas
Entre deux collines, et un petit village
Des hommes et des chevaux on entendait les pas
Tandis que le feu, redoublait avec rage.

Providentiellement, le sinistre avorta
Car soudain un orage, sur la terre tomba
C’est alors que le feu doucement s’éteignit
Et qu’enfin le soleil, put sortir de la nuit.

L’aigle se rapprocha lentement du village
Qui jouxtait les abords d’une grande forêt
Il aperçut alors, un animal sauvage
Qui fuyait en tous sens égaré et blessé.

C’était un lièvre éloigné de son gîte
Chassé par la chaleur du terrible brasier
Le rapace savait qu’il fallait faire vite
S’il voulait le saisir dans ses serres acérées.

Il commença d’abord par observer sa proie
Qui se dissimulait dans l’épaisseur de l’herbe
L’horizon s’enfuyait, là bas vers les grands bois
Rattrappé par le feu, qui s’élevait en gerbes.

Soudain un cri strident, déchira l’atmosphère
L’aigle venait de fondre sur le pauvre animal
D’un puissant coup de bec il acheva le lièvre
N’ayant pu s’extirper du piège fatal.

Puis le rapace, rapidement s’éloigna
En emportant dans les nues sa sanglante victime
La mort avait frappé une nouvelle fois
Mais avait repoussé, la terrible famine.

Malpas éric. ©

Au bord de la mer

J’aime me promener le soir quand tout est calme
Sur les bords écumeux de la paisible mer
Et entendre au lointain perdue au fond des lames
La sirène d’un bateau revenant vers la terre.

Je n’imaginais pas que loin de la cohue
Mon comportement redevienne enfantin
Et le calme vainqueur de ce tohu-bohu
Chante dans mon esprit son merveilleux refrain.

Le soleil fatigué rejoint peu à peu l’onde
Les derniers baigneurs goûtent une dernière fois
Le rayon moins cruel la chaleur moins féconde
Sur le sable mouillé témoin de leurs ébats.

La surface des flots change et se transforme
En un liquide doux onctueux et mielleux
Et la fraîcheur soudain enveloppe les formes
D’un voile de satin souple et mystérieux.

Et les odeurs marines que les embruns attisent
Iode mêlé de sel mélange délicieux
Transportées par le souffle de la légère brise
Font naître le désir dans mon coeur amoureux.

Et lorsque rassasié par ces fameux délices
Je repars solitaire de cet endroit divin
Un ange dans mon coeur très lentement tisse
Une toile d’amour aux fils soyeux de lin.

Malpas éric ©

Le miracle

Le logis est plein d’ombre on entend vaguement
Du vent par la fenêtre le doux chuchotement
Près de l’âtre un chat joue avec un pelote,
De laine grise qu’il déplace et transporte
Au gré de ses griffes, fines et acérées
Finissant à la fin par toute l’éffilocher.
Une femme s’affaire, près de la cheminée
Elle ravaude des filets usés par les années
Son mari est pêcheur, vous l’avez deviné
Et bien souvent ils n’ont rien à manger!
Car lorsque le gros temps l’empêche de sortir,
Il ne ramène rien et ne peut pas nourrir
Sa femme et ses enfants presque tous en bas âge
Cela le rend amer, et le rempli de rage!
Qu’allons-nous devenir ma pauvre honorine,
Si le sort continue à s’acharner ainsi?
Je suis à bout de force et ce travail me mine
Et je ne dors jamais, pendant toute une nuit.
Le matin je me lève avec le désespoir
Et le soir je me couche dans la mélancolie.
Devrons-nous donc sans cesse tituber dans le noir
Et porter sans ployer, ce lourd fardeau maudit?
Les enfants écoutaient les plaintes de leur père
Et sur leurs maigres joues coulaient d’énormes larmes,
Les plus jeunes d’entre-eux étaient graves et austères
En mimant leurs aînés, qui comprenaient le drame.
Dehors une pluie fine commençait à tomber
Et le ciel se chargeait de gros nuages sombres,
La mer qui était calme lentement s’agitait
Et la terre et les nues sombraient dans la pénombre.
Encore une journée où il faudra attendre
Une journée de plus, une journée de trop!
La misère vraiment n’est ni douce ni tendre,
Et toujours enlaidit ce qu’il y a de plus beau!
Voilà six jours qu’il pleut et le vent a forci
Sûr qu’avec ce temps là, le poisson est parti
Il faudra une semaine pour qu’il revienne
Pour remplir à nouveau, les vieux filets d’étienne.
Les enfants sont couchés honorine est inquiète
Elle n’a plus d’argent pour acheter du pain
Il faudrait un miracle, pour remplir les assiettes
Mais elle n’y croit guère et pense au lendemain.
Et pendant qu’au dehors la tempête redouble
Son esprit s’agite s’égare et se trouble
Elle se fait du soucis pour ses chers petits
Qui depuis quelques temps, ont très peur de la nuit.
Peut-être sentent-ils la mort qui rode et plane
Car la faim les tenaille tous les jours sans répit,
C’est vraiment trop injuste de vivre un tel drame
Pour des enfants encor à l’aube de leur vie.
Un silence inquiétant règne dans le logis,
D’habitude on entend, des souffles et des murmures
Cela est bien étrange car même en pleine nuit
Des bruits épars pénètrent son frêle voile obscur.
Cela était troublant et mystérieux même
Car ce calme trop calme n’était pas naturel,
Honorine avait peur, son visage était blême
Et inconsciemment elle prit son missel.
C’est alors qu’elle vit apparaître un ange
Qui lui dit n’aies pas peur je viens pour vous sauver
Vous ne foulerez plus, jamais l’immonde fange
Et votre faim sera toujours rassasiée.
Le lendemain matin la pluie avait cessé
Et dans le bleu du ciel un beau soleil brillait.

Malpas éric. ©

Le retour d’Ulysse à Ithaque

Ton absence fut longue, ô toi le roi d’Ithaque
Car pendant vingt-années, loin de ton fils Télémaque
Parcourant sans répit les vastes océans
T’enivrant de soleil et de terribles vents

En ton coeur sommeillait la rageuse vengeance
Celle que les gibets, préparent en silence
Et souvent dans la nuit, de noirs et vils tourments
T’arrachaient au sommeil, implacables et violents!

Et dans ton froid repaire, exilé de ta terre
Tu essayais de voir par dessus les barrières
Celles dont les coraux faisaient luire les bords,
Du lointain souvenir de ton familier port

Tu voyais en songe bien souvent Pénélope
Ta femme au regard si charmant
Et lorsque las de tes luttes féroces
Epuisé tu tombais sur le sable brûlant

Elle venait vers toi, comme on vient vers son homme
Et tu sentais en toi naître ton désir d’homme
Oh! cruelle espérance, de revoir un beau jour
Tous ces êtres que j’aime qui sont mes seuls amours

Combien de temps encore devrais-je donc attendre?
Ithaque ma chère île ton image me hante
Et chaque jour qui passe devient un peu plus lourd
Ulysse ta vengeance verra bientôt le jour!

Athéna en silence, prépare ton retour
Télémaque ton fils veille sur ta couronne
Et Mentor ton ami, veille sur ton royaume
Ta femme Pénélope quant à elle repousse

Les assauts malveillants sinistres et farouches
De tous ses prétendants qui voudraient te voir mort
Et qui aimeraient bien te voler ton trésor
Rassure-toi Ulysse, son amour est très fort

Et pour mieux contrarier leur funeste dessein
Sais-tu ce qu’elle fait Ulysse lorsqu’elle sourie?
Elle détruit sans bruit une tapisserie!

Malpas éric. ©


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Au revoir.


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