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Donald Trump congédie le «boss» du FBI…

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par Eric Tucker
Associated Press
Washington

Le président américain Donald Trump a mis à la porte le directeur de la police fédérale, James Comey, qui enquêtait jusqu’ici sur les liens de l’équipe de campagne de M. Trump avec la Russie lors de la dernière élection présidentielle.

Dans une lettre envoyée à M. Comey, le président a dit que son congédiement était nécessaire pour rétablir «la confiance du public» envers le FBI. Selon le réseau CNN et le New York Times, il a appris la nouvelle à la télévision. 

Dans les derniers mois, M. Comey s’était attiré les foudres des démocrates pour avoir annoncé quelques jours avant la présidentielle de 2016 qu’il rouvrait l’enquête sur les courriels de leur candidate, Hillary Clinton.

M. Trump n’a pas mentionné le rôle de M. Comey dans l’enquête visant Mme Clinton.

Mais en annonçant la nouvelle, la Maison-Blanche a fait circuler une note interne rédigée par le procureur général adjoint, Rod Rosenstein, qui critiquait M. Comey pour sa gestion de l’enquête sur Hillary Clinton. Il reproche à l’ancien directeur d’avoir organisé une conférence de presse pour annoncer les résultats de l’enquête sur Mme Clinton et d’avoir dévoilé des «informations désobligeantes» sur la candidate démocrate.

Le congédiement d’un directeur du FBI est très rare. Les démocrates ont déploré la décision de M. Trump, la comparant à celle de l’ancien président Richard Nixon qui avait licencié le procureur spécial indépendant qui enquêtait sur le scandale du Watergate.

«C’est Nixonien», s’est exclamé le sénateur démocrate Bob Casey sur Twitter. «Scandaleux», a renchéri le sénateur démocrate Ron Wyden, qui a demandé une audience immédiate de M. Comey devant le Congrès pour qu’il fasse état de l’enquête sur les liens de l’équipe Trump avec la Russie lors de l’élection.

Donald Trump avait ridiculisé les enquêtes du FBI et du Congrès sur le sujet, qualifiant celles-ci de «canular». Dans la lettre de congédiement de M. Comey, M. Trump a d’ailleurs écrit qu’il avait «grandement apprécié» que l’ancien directeur l’informe «à trois occasions distinctes qu’il ne faisait pas l’objet d’une enquête».

D’autres élus se sont dits satisfaits de la nouvelle. «Considérant les récentes controverses entourant le directeur, je crois qu’un nouveau départ aidera le FBI et toute la nation», a affirmé le sénateur républicain Lindsay Graham, président du sous-comité judiciaire du Sénat qui enquête sur l’ingérence de la Russie.

Huma Abedin et Hillary Clinton à bord de l’avion de campagne de la candidate démocrate, le 28 octobre dernier.

AP

SLes corrections du FBI

La nouvelle survient quelques heures après l’envoi, par le FBI, d’une correction du témoignage sous serment de M. Comey qui s’est déroulé devant le Congrès il y a quelques jours et dans lequel il a justement abordé la question des courriels de Mme Clinton.

Pour justifier la réouverture de l’enquête 11 jours avant l’élection, M. Comey avait dit que l’une des proches collaboratrices de Hillary Clinton, Huma Abedin, avait envoyé «des centaines et milliers» de courriels sur l’ordinateur de son mari, dont certains qui contenaient de l’information classifiée. Le mari de Mme Abedin, l’ancien représentant Anthony Weiner, fait l’objet d’une enquête du FBI concernant une affaire de sextage.

Dans une lettre de deux pages envoyée au comité du Sénat devant lequel M. Comey a comparu, le FBI a affirmé que seulement «un petit nombre» des milliers de courriels trouvés sur l’ordinateur portable avaient été transférés. La plupart étaient seulement le résultat d’une sauvegarde automatique des différents appareils électroniques et la grande majorité des courriels contenant des informations classifiées n’ont pas été transférés, a conclu le FBI.

Les inexactitudes apparentes ont été formulées par M. Comey alors qu’il a expliqué longuement devant les sénateurs pourquoi il avait annoncé publiquement qu’il rouvrait l’enquête du FBI sur les courriels de Mme Clinton.

M. Comey a soutenu qu’il se sentait obligé d’informer le Congrès, surtout parce qu’il avait déjà annoncé que le FBI avait fermé son enquête sur l’utilisation d’un serveur privé par Hillary Clinton lorsqu’elle était secrétaire d’État.

Il a affirmé que Mme Abedin transférait «régulièrement» des courriels sur l’ordinateur portable pour qu’ils soient imprimés pour Mme Clinton et il a ajouté qu’elle l’avait fait pour «des centaines et des milliers» de messages, dont certains comportaient des informations classifiées.

«Ce que je comprends, c’est que son rôle (de M. Weiner) était de les imprimer pour une question de commodité», a-t-il dit.

Mais le FBI a affirmé dans sa lettre que la plupart des courriels sur l’ordinateur s’y trouvaient parce qu’une sauvegarde automatique avait été effectuée sur les appareils électroniques. Dix chaînes de courriels étaient le résultat «d’activité de sauvegarde», a souligné le FBI. Deux autres ont été transférés.

James Comey, âgé de 56 ans, avait été nommé à son poste par l’ancien président Barack Obama en 2013 pour un mandat de 10 ans.

Phttp://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201705/09/01-5096285-donald-trump-a-renvoye-le-patron-du-fbi.php

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