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Flashmag & Je t’aime de Ginette Villeneuve

Dans la classe, personne ne l’aimait. Ange-Albert, ce petit garçon, était si différent des autres … Les élèves ne l’aimaient pas, parce qu’il était toujours en train de faire des blagues douteuses, jouait des tours pendables, et parce qu’il racontait souvent, en rigolant, des imbécilités salaces ; et aussi parce qu’il ne s’intégrait pas. Son institutrice, Mlle Zerfeld, une très belle jeune femme, ne l’aimait pas non plus, parce qu’il faisait sans arrêt des choses curieuses, répondait souvent quand il ne fallait pas, et toujours à côté de la plaque ; il était in-gé-ra-ble, et souvent elle disait :
– «Tu me rends folle, Ange-Albert !». Un jour, la mère d’Ange-Albert, voyant les mauvaises remarques sur le carnet de notes, décida de faire une visite-surprise à l’école, pour demander des comptes à Mlle Zerfeld ; malheureusement, celle-ci fut très directe. Elle dit à sa mère qu’Ange-Albert était tout simplement un désastre, un imbécile, tout simplement bon à rien ; que ni elle, ni l’école, ni la société ne pourraient jamais rien pour lui !

La maman d’Ange-Albert fut complètement scandalisée par ces propos, et décida de retirer le pauvre garçon incompris de cette école ; à la suite de ces circonstances, toute la famille décida de déménager de Detroit à Cleveland. Ainsi, plus personne n’entendit parler d’Ange-Albert … Nous sommes 25 ans plus tard. Mlle Zerfeld, l’institutrice, vient de faire un gros malaise cardiaque ; elle est emmenée à l’hôpital en extrême urgence. Les examens durent, et durent encore … et puis le diagnostic tombe, terrible : cardiopathie ischémique aigüe, à forte tendance morbide. C’est non soignable, l’issue est fatale à très court terme. Sauf … Sauf si on peut tenter une nouvelle chirurgie cardiaque, pas encore connue, d’un genre très spécial, et qui n’est pas encore validée par les autorités. Mlle Zerfeld a peur. Elle n’était pas préparée à cette échéance brusque. Devant sa panique et ses doutes, on lui explique que toute l’équipe est prête à tenter pour elle cette intervention de la dernière chance, et qu’on allait faire venir l’inventeur de cette technique, un certain jeune chirurgien “trop talentueux” de Cleveland, réputé pour ses interventions avec des techniques un peu spéciales, mais qui a déjà sauvé tant de vies …

Devant l’inéluctable, Mlle Zerfeld s’abandonne, et accepte de subir cette opération. Et durant huit heures, c’est un ballet incessant autour du lit de souffrance, tout un petit monde qui s’ingénie à maintenir la vie dans ce corps enseignant, coupant par ici, cousant par là, raboutant des bouts de trucs avec des bouts de machins, insérant des choses indistinctes à des endroits qui ne le sont pas moins, suant et soufflant tant la tâche est difficile et délicate. Et c’est le miracle. Au bout de tout, l’équipe est épuisée, mais Mlle Zerfeld vit. Elle est mise sous respirateur et emmenée à la salle de réveil. Quand elle ouvre les yeux, elle voit le chirurgien, son sauveur, un jeune homme d’une beauté exceptionnelle, penché au dessus de son lit avec un grand sourire sympathique.

Elle est subjuguée, veut le remercier, et lui dit qu’elle est prête à lui montrer sa reconnaissance, et ce au-delà de ce que l’argent peut faire, elle est prête à faire des folies pour ce nouveau Pygmalion … mais subitement elle devient incapable de parler. Son visage tourne tout d’un coup au bleu foncé, puis au bleu pâle, et elle meurt brusquement. Le chirurgien est choqué, il n’a rien pu faire, tout est arrivé trop vite ; il se demande alors ce qui a bien pu causer cette mort subite ; du coup, il est plus sûr de rien, le doute affreux s’inscrit sur son visage. Dans un état anxieux, alors qu’il est désespérément à la recherche d’on ne sait quoi, son regard vague parcourt la salle, et se pose sur … une tache de couleur … c’est la blouse bleue d’un technicien d’entretien, qui a encore dans sa main gauche la prise du respirateur et dans sa main droite une prise d’aspirateur. En effet, c’était l’heure du nettoyage, il n’y avait plus de prise de libre, mais Ange-Albert est trop consciencieux …

Vous ne pensiez tout de même pas que notre Ange-Albert était devenu chirurgien ? !!!

Merci Gérard Lochon pour la correction de ce texte même si Ange-Albert n’est pas devenu chirurgien ; les gens deviennent trop souvent ce qu’on pense d’eux et c’est tellement dommage…
Gi

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