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| (207) L'amant sans domicile fixe |
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Samedi le 17 novembre, 2007 |
L'AMANT SANS DOMICILE FIXE.
Lorsque vous ouvrez le livre de Carlo Fruttero et Franco Luccentini, vous décidez de vous faire raconter une histoire : une histoire d'amour aussi belle qu'originale avec Venise, en hiver, comme toile de fond ; comme si les deux auteurs s'installaient devant vous et vous la racontaient eux-mêmes.
Au début, un avion arrive ; trois jours plus tard, un bateau part. Trois jours c'est peu mais le temps est un « accessoire » important dans ce roman.
Une princesse romaine – une princesse moderne cependant – venue à Venise à la recherche d'œuvres d'art y rencontre l'énigmatique Mr. Silvera, guide d'un groupe de touristes – enfin, peut-être… Les deux personnages vont, attirés l'un par l'autre, se rapprocher, se fréquenter, être aux mêmes endroits, au même moment, à y faire ensemble les mêmes choses. Tout au long du livre lui c'est Mr Silvera ou David ou… et elle c'est… elle.
Mais, est-t-il vraiment un guide pour touristes ou ne serait-il pas plutôt un escroc, voire un espion ? Les résultats de l'imagination fertile de la princesse vous feront sûrement sourire. Pourquoi, à la page 143, ne l'accompagne-t-il pas au cocktail ? Et lorsqu'il part et qu'il la laisse seule dans un café du Rialto, à la page 314, va-t-elle le revoir ?
Vous l'avez déjà deviné : L'amant sans domicile fixe c'est une histoire d'amour et de tendresse, teintée de mystère ainsi que d'humour et d'ironie – assez mais pas trop. On y découvre une Venise que l'on ce connaît pas ou si peu – la Venise non touristique ; l'art, le vin, les mondanités y sont présents comme le sont les canaux et les gondoles ; les personnages, certains attachants, tous originaux, nous font sourire, nous émeuvent, parfois nous déçoivent ; l'histoire qui, au début semble simple et banale, l'est de moins en moins au fur et à mesure que s'approche le dénouement qui ne déplairait pas à l'écrivain Dan Brown.
Même si je n'ai aucun doute concernant la supériorité du texte original en italien, la traduction est tout de même excellente et la version française est aussi vivante que le sont les personnages.
Les chapitres, courts, sont regroupés en sections dont le titre reprend et annonce les premiers mots du premier chapitre de chacune d'elle.
À la fin, avant la table, il y a un Index sentimental des noms des lieux et des faits notables avec une note explicative.
Avec tout près de 400 pages et à ce prix, que dire d'autre que : Ah !...
« Je m'éveillai sans vague à l'âme ni langueur, tout à fait lucide. Et, aussitôt, je me rendis compte que l'émotivité de la nuit ne m'avait pas quittée, ne s'était aucunement évanouie, mais après avoir accompli une sorte de rotation astronomique, me présentait maintenant sa face diurne, c'est-à-dire pratique, disposée aux compromis utilitaires, tout en gardant le même pouvoir absolu sur moi. À peine avais-je ouvert les yeux que, déjà, elle me dictait sa règle fondamentale : ne pas perdre une seule minute, ne pas gâcher un seul instant.
Très lucide, je fis le bilan de la situation.
De l'homme qui dormait auprès de moi, avec un souffle imperceptible, je continuais, dans la lumière méfiante du matin, à ne rien savoir, sinon ceci : qu'il devrait repartir dans peu, très peu de jours, et qu'ensuite nous ne pourrions nous revoir qu'à grand-peine. La seule autre information-ou promesse-que j'avais pu lui arracher était que nous aurions de toute façon le temps de nous dire adieu, qu'en aucun cas il ne partirait sans me prévenir.
Quant au mystère qu'il y avait derrière tout cela, j'avais déjà épuisé, sinon toutes les hypothèses imaginables, du moins les plus plausibles : à commencer par celle qu'il n'y eût aucun mystère, et que David Silvera fût, simplement, un homme décidé à ne pas se laisser accrocher par aucune femme. Ou qui, au contraire, était déjà irrémédiablement accroché par une autre. Ou qu'il se trouvât embourbé dans quelque affaire, commerce, trafic, de nature douteuse. Ou qu'il fût tout de bon (pour romanesque, trop fantaisiste que l'idée me parût) un agent des services secrets israéliens en mission, et attendît ici, à Venise, quelque chose ou quelqu'un : un signal, un appel, un ordre. » (Extrait : pages 169 et 170).
HISTOIRE DU CALENDRIER (8e partie).
Dans les temps anciens, on comptait généralement les années à partir de l'année d'intronisation du souverain régnant (ce système prévaut encore dans l'empire du... Japon). Les Romains préféraient toutefois les compter à partir de la fondation de Rome, selon l'expression latine AUC - ab urbe condita, ce qui signifie : depuis la fondation de la ville.
Et l'on inventa l'ère chrétienne.
En 532 de notre ère, au temps de l'empereur Justinien, un moine scythe réfugié à Rome, Denis le Petit, situe l'année de la naissance du Christ 753 ans après la fondation de Rome, l'année de référence des anciens Romains (on pense aujourd'hui qu'il s'est trompé de 5 ans, le roi Hérode, contemporain de la naissance du Christ, étant mort en l'an 750 de la création de Rome).
Ce n'est pas par divertissement que le moine mène son besogneux calcul mais pour tenter de mettre un terme aux
« querelles pascales » qui agitent l'Église de son temps. Pour fixer la date de Pâques, principale fête chrétienne (elle célèbre la résurrection de Jésus-Christ trois jours après sa mort sur la croix), les premiers chrétiens s'en remettaient à la tradition juive, fondée sur un calendrier lunaire. Mais cette solution a fini par déplaire à l'Église, désireuse de prendre son autonomie par rapport au judaïsme. D'où la recherche par Denis le Petit et quelques autres moines d'une passerelle entre le calendrier lunaire des juifs et le calendrier solaire des Romains.
Le calendrier et les tables de Denis connaissent une obscure diffusion dans les îles britanniques où l'on voit apparaître les premiers actes datés de « l'an de l'Incarnation de Notre
Seigneur ». Deux siècles plus tard, au temps de Charlemagne, un moine anglo-saxon resté dans la postérité sous le nom de Bède le Vénérable envisage de généraliser cette pratique à la manière des Romains qui comptaient à partir de la fondation de leur ville. C'est une façon de christianiser le temps.
Bède le Vénérable ne s'en tient pas là. Il a aussi l'idée d'un décompte négatif pour les années antérieures à la naissance du Christ. Ainsi écrit-il dans son Historia ecclesiastica gentis anglorum, publiée en 726 : « Dans la soixantième année avant l'Incarnation du Seigneur, Caius Julius Caesar fut le premier Romain à faire la guerre aux Britanniques ».
L'année qui précède le moment précis où serait né le Christ devient ainsi une année bissextile de 366 jours qualifiée d'An 1 avant Jésus-Christ (ou avant J.-C.). Les Anglo-Saxons écrivent en abrégé BC (Before Christ, avant le Christ).
La période postérieure à la naissance du Christ est par convention qualifiée d'« ère chrétienne ». Elle débute avec l'An 1 après Jésus-Christ (en abrégé après J.-C. ; les Anglo-Saxons emploient l'expression AD, du latin Anno Domini qui signifie en l'an du Seigneur).
L'ère chrétienne est supposée commencer au moment précis où serait né le Christ (il ne s'agit encore que d'une convention qui n'a rien à voir avec la commémoration par l'Église de la Nativité, le 25 décembre). Source.
SÉCURITÉ INFORMATIQUE.
- Zhelatin.KI est un virus qui se propage par courrier électronique. Il fait partie de l'infection Storm Worm. Il se présente sous la forme d'un message sans fichier joint faisant la promotion d'un faux site de cartes virtuelles imitant le site SuperLaugh.com et invitant à installer une animation humoristique et sonore représentant un chaton rieur. Le texte complet est ici.
- Plusieurs nouveaux défauts de sécurité ont été identifiés dans le lecteur multimédia Winamp. L'exploitation d'erreurs dans le codec audio FLAC peut permettre à un individu malveillant de prendre le contrôle à distance de l'ordinateur de sa victime ou à un virus de s'exécuter automatiquement à l'ouverture d'un fichier musical FLAC piégé. Le texte complet est ici.
DIVERS EN VRAC.
- Du 18 au 24 novembre c'est la Semaine de prévention de la toxicomanie.
- Des actes sexuels pris sur le vif… Je suis un peu jaloux !
- Finalement, aller chez le dentiste, "y a rien là" !
- La vraie-de-vraie maison des Simpsons.
- Des photos d'accidents spectaculaires.
- Une architecture très originale.
- Disney fait du copier/coller.
- Un numéro très rigolo.
- Illusion d'optique. Face in blocks.
- Santé : Le diabète de type 2 : pourquoi tant d'enfants y sont-ils prédisposés ?
Il y a deux ans que je n'ai pas parlé à ma femme, c'était pour ne pas l'interrompre.
Renard (Jules).
Bonjour Madame Sans Souci. Combien sont ces six saucissons ci et combien sont ces six saucissons là ? Six sous Madame sont ces six saucissons ci et six sous aussi sont ces six saucissons là !
Merci d'être là et à la prochaine. Gilles.
Les chroniques de Gilles # 207.
Sources des photos et avatars :
- http://www.net-pratique.fr/ressources/avatars-4-Divers.html
- http://www.atelier-duotang.com/
- http://www.herodote.net/index.php
- http://www.louisg.net/
- http://www.groupe-e.ch/
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Gilles Chartrand
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