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Capsule linguistique : Genre de, espèce de

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Après les noms genre, type, espèce, variété, classe, forme, sorte, etc., suivis de la préposition de, le nom se met parfois au pluriel, parfois au singulier. Les grammairiens eux-mêmes ne sont pas catégoriques et l’usage est flottant. Souvent, les deux formes sont possibles, selon le sens et l’intention de l’auteur.

On peut néanmoins retenir quelques principes. D’abord, le complément du nom qui suit un nom tel que genre, type, espèce, variété, classe, forme, sorte, etc., se met généralement au singulier s’il désigne une réalité abstraite ou encore si l’on veut insister sur un être ou une chose en particulier. Il se met généralement au pluriel s’il se réfère à une réalité concrète ou si l’on veut insister sur la catégorie à laquelle appartient l’être ou la chose désignée.
 
Exemples :
 
– Elle exploite de nombreuses formes d’humour dans ses monologues. (réalité abstraite)
– Aimez-vous ce genre de spectacle? (insistance sur un spectacle en particulier)
– Cette entreprise ne fabrique que deux sortes de chaises. (réalité concrète)
– Ce genre de remarques me hérisse! (insistance sur la catégorie à laquelle appartient une remarque en particulier)
 
 
Par ailleurs, notons que, peu importe le genre du complément du nom qui l’accompagne, le nom genre est toujours au masculin et le nom espèce, au féminin. On ne dira donc pas, par exemple, une genre d’exposition, ni un espèce de spectacle, mais bien un genre d’exposition, une espèce de spectacle.

(Source : oqlf.gouv.qc.ca).

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