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Les Maasaï constituent une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est, vivant principalement dans le centre et le sud-ouest du Kenya, le nord de la Tanzanie.

Les Maasaï appartiennent au groupe des sociétés nilotiqueset ont émigré depuis le Sud du Soudan vers le XVe siècle, accompagnés de leur bétail domestique.

Le fait qu’il occupe de nombreux parcs animaliers d’Afrique de l’Est a probablement contribué à faire du peuple maasaï l’un des plus connus du grand public occidental.

Les Maasaï maintiennent leurs traditions culturelles tout en prenant part aux forces économiques, sociales, et politiques contemporaines, dans la région et au-delà.

Les Maasaï sont semi-nomades et ont une économie pastoraleexclusive.

Ils ont résisté aux incitations des gouvernements kényan et tanzanien visant à leur faire adopter un mode de vie plus sédentaire et à adopter l’agriculture.

n° 3 - Village Masai - Crédit : Julien Erster - TIRAWA

Ils ont acquis le droit de faire pâturer leur bétail dans de nombreux parcs des deux pays et ignorent régulièrement les frontières lorsqu’ils déplacent leurs grands troupeaux de bétail à travers la savane lors des changements de saison..

Les Maasaï vivent encore dans les réserves de faune dont ils sont les premiers organisateurs.

Ne chassant pas, sinon le lion pour des rites d’initiation, ils ont préservé les animaux sauvages et leurs feux ont transformé une brousse peu pénétrable en un tapis régulier d’herbes basses.

Les réserves n’ignorent pas le surpeuplement animalier et touristique, surtout à Amboseli, proche de Nairobi, qui offre en prime aux visiteurs la superbe toile de fond du Kilimandjaro.

Le Kenya connaît aussi les méfaits du braconnage

Le bétail sert aussi de monnaie d’échange.

Pour obtenir l’adhésion de ses futurs beaux-parents, pour effectuer un achat important, pour payer ses dettes et … ses amendes, tout règlement en vaches est accepté.

Pour les fautes les plus graves, le coupable est alors appelé olaruon, la sentence la plus redoutée est de se voir confisquer la totalité de son troupeau.

Case massai - Massai-Mara, Rift Valley

Suivez le guide - Massai-Mara, Rift Valley

Autre usage, la bouse est utilisée à la confection et au colmatage des inkajijik, les huttes basses, disposées en cercle, très proches les unes des autres. Cernées d’une haie d’épineux, elles forment l’enkang, le village.

Les maisons sont toutes construites de la même manière : une pièce où les invités peuvent discuter, une pièce pour les animaux, la pièce principale où il y a le feu pour cuire les aliments et les nattes pour dormir, posées par terre.

Il n’y a pas de meubles. 

On estime le nombre de Masaï entre 300 et 800000 personnes.

Les Masaï se répartissent en cinq groupes : les Arusha, les Baraguyu, les Kisongo, les Purko et les Samburu.

Au gré des saisons les Maasaï, ces « guerriers de la pluie » font paître leur cheptel là où l’herbe et les pâturages sont abondants.

Ce peuple de combattants revendique son indépendance mais aussi son attachement viscéral à ses traditions et à son mode de vie.

Gardiens des terres qu’ils investissent, les Maasaïs se disent aussi les gardiens d’un bien précieux que leur dieu unique leur a confié : la vache.

S’ils étaient une couleur, les Massaïs serait le « rouge », rouge comme la terre du Kenya et de la Tanzanie, rouge comme le soleil qui trop souvent brûle leurs terres, rouge comme le feu qui régénère les savanes au rythme des saisons et surtout rouge comme le sang des vaches dont ils s’abreuvent en le mélangeant au lait de leurs chers animaux !

Les jeunes Masaïs devenant des guerriers ou « moranes » à l’adolescence sont soumis à des rites initiatiques qui les font passer à l’âge adulte, si chez les filles Maasaïs l’excision est de mise, chez les garçons Maasaïs on pratique la circoncision.

La société Massaï vit sous un mode patriarcal, et plus précisément sous l’autorité des anciens Masaï garants des traditions et dépositaires de l’autorité.

Ces hommes au physique longiligne et ces femmes à l’élégance naturelle portent haut l’histoire et la mémoire de leurs lointains ancêtres venus du sud Soudan et des confins de l’Egypte.

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Il existe différentes formes de danses masaïs.

La plus connue et la plus impressionnante est une forme de compétition opposant les hommes, ceux-ci devant sauter le plus haut possible en conservant les pieds joint.

Certains arrivent à dépasser leur propre hauteur.

Chaque danse a une signification :  la danse de bienvenue, la danse du lion (avant de partir le chasser), la danse de l’excision (sans commentaire…), la danse du mariage….

Ce sont les femmes qui construisent les cases de branchages, de bouse de vache et de boue.

Les femmes s’occupent aussi des enfants, des repas, vont chercher l’eau et le bois, sont responsables de la traite du bétail et fabriquent les bijoux.

Sandales massaï ou d’inspiration massaï

Les hommes gardent le bétail et passent de longues heures à … discuter de décisions importantes.

Donc la case appartient à la femme qui y reçoit de temps en temps son mari et ses amants, car la société Massaïs est polygame autant pour les hommes que pour les femmes.

Les villages, entourés d’une clôture d’épineux afin de se protéger des fauves, sont temporaires puisque les Massaïs n’occupent un territoire qu’aussi longtemps que le bétail peut s’y nourrir.

Quand ils décident de partir, ils brûlent simplement le tout.

Kenya Masai  village

Petit tour chez les MASSAIS

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