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L’orpiment, ce minéral hors du commun

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L’orpiment, ce minéral hors du commun

 

Dangereux à souhait, AsS3  est sa formule : de l’arsenic et du soufre composent ce minéral à la couleur exceptionnelle. Rare à l’origine, instable et fragile par nature, ce trisulfure d’arsenic n’a jamais servi qu’en pigment de couleur pour la peinture, alors que l’or a pris la valeur qu’on lui connaît. Petit curiosité scientifique…

L’or est un métal dense, mou, insoluble et résistant utilisé depuis des siècles pour représenter la valeur, une fonction monétaire et l’apparat.
Entre l’orfèvre et le métallurgiste, travailler ce métal produit sa valeur.

L’orpiment, un minéral plus subtil à exploiter, par les alchimistes, à cause de sa nature, ne sert aujourd’hui qu’à la production de photoconducteurs (détecteurs de lumière, de chaleur) et de semi-conducteurs.
L’usage comme pigment de peinture est très délicat du fait de sa sensibilité à la lumière (alors pourquoi encore la lumière des musées n’est-elle toujours pas adaptée aux pigments de peinture des oeuvres les plus anciennes ?) : il fut pourtant appelé Jaune royal ou Jaune de Perse dans l’Antiquité.
En effet, l’éclat de ce minéral est infiniment plus captivant et fascinant que l’or, à l’état naturel.

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Rapidement détecté comme toxique, dès le 13ème siècle, l’arsenic fut isolé.
De Aristote, en passant par les artistes du Moyen Age et jusqu’au 15ème siècle, on produisait ce pigment de peinture pour les manuscrits et les toiles, et parfois pour remplacer l’or.
Il fut rapidement abandonné également parce qu’il se corrompait à la lumière et ne pouvait être mélangé à d’autres pigments sous peine de les altérer : il rendait noir le blanc de plomb.

L’orpiment, ce minéral hors du commun

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