Le cannabis représente une moindre menace pour la santé que l’alcool ou le tabac, selon un éditorial de la revue britannique médicale The Lancet, datée de demain, 14 novembre.

Cette appréciation relève d'”un jugement raisonnable” estime la revue qui publie aussi un compte rendu des professeurs australiens Wayne Hall et Nadia Solowij de Sydney sur “les effets indésirables les plus probables du cannabis”, destinés à guider les médecins pour conseiller leurs patients.

Le débat sur la légalisation du cannabis a repris de la vigueur au Royaume-Uni avec la publication, mercredi, d’un rapport d’un comité de la Chambre des lords pronant une légalisation partielle du cannabis à des fins médicales, pour soulager des patients au stade terminal du cancer ou atteints de sclérose en plaques.

La Fondation créée par le financier américain Georges Soros, basée à New-York, favorable à cet usage médical, a salué les recommandations des lords anglais.

“Les faits scientifiques indiquent que pour le cannabis, il n’y a pas de neurotoxicité démontrée à la différence de l’alcool et de la cocaïne”, a déclaré en juin au Sénat, Bernard Kouchner, secrétaire d’Etat à la Santé, en citant un rapport d’experts dirigé par le Pr Pierre-Bernard Roques (INSERM-CNRS), classant l’alcool parmi les drogues les plus dangereuses pour la santé publique et reléguant le cannabis parmi celles les moins dangereuses.

Font partie des “effets indésirables les plus probables” du cannabis, la possibilité d’être impliqué dans un accident de la route pour un conducteur sous l’effet de la drogue, qui augmente avec la prise d’alcool, et un risque de complications respiratoires (bronchites…) pour ceux qui fument depuis longtemps.

Autres possibilités, selon les Australiens, le risque accru de dépendance (incapacité à s’en passer ou à contrôler sa consommation) pour les fumeurs quotidiens ainsi qu’une subtile altération intellectuelle (perception et raisonnement) pour les usagers réguliers depuis plusieurs années, mais dont l’importance sur le fonctionnement quotidien “n’est pas clair”.

L’usage du cannabis peut également exacerber la maladie des personnes souffrant d’affections respiratoires (asthme, bronchites, emphysème), de dépendance à l’alcool ou à d’autres drogues, ajoutent-ils dans Lancet.

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