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On en a assez de l'industrie de l'Holocauste |
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Mercredi le 05 février, 2003 |
Lettre ouverte à Ghila Benesty Sroka,
directrice de Tribune Juive
Madame,
Comme suite au texte pour le moins hystérique, pour ne pas dire carrément fallacieux, que vous avez commis en éditorial du numéro de novembre 2002 de votre revue «Tribune juive», j’ai décidé de réagir à vos propos.
Vous dites, madame, que Montréal vous désespère «…tant le fascisme semble y faire des adeptes». Quant à moi, les représentants de l’industrie de l’Holocauste, me désespèrent par leurs manières de travailler à manipuler les faits de façon à promouvoir les intérêts politiques et sociaux d’Israël.
Je suis assez d’accord avec Norman G. Finkelstein, d’origine juive notons-le, qui dans son livre intitulé «L’industrie de l’Holocauste : réflexions sur l’exploitation de la la souffrance des Juifs» (1), écrit :
« Ce livre est (…) une mise en accusation de l’industrie de l’Holocauste. Mon propos est de démontrer que l’Holocauste est une représentation idéologique de l’holocauste nazi (i.e. l’événement historique réel). Comme la plupart des idéologies, elle revêt un certain lien (…) avec la réalité.
L’Holocauste n’est pas une construction arbitraire (…) Ses dogmes centraux sont au service d’importants intérêts politiques et sociaux.
L’Holocauste s’est vraiment révélé une arme idéologique indispensable.
Grâce à la mise en œuvre de cette industrie, un pays doté d’une puissance militaire parmi les plus redoutables, présentant un dossier désastreux en matière des droits de l’homme, s’est assigné à lui-même un rôle d’État-victime, et le groupe ethnique qui réussit le mieux aux États-Unis a lui aussi acquis un statut de victime.
Cette façon spécieuse de se poser en victime rapporte des dividendes considérables et en particulier, elle immunise contre toute critique, si justifiée soit-elle…»
Vous semblez, madame, représenter cette industrie qui a besoin de l’antisémitisme afin de s’en nourrir pour promouvoir l’idéologie sioniste.
Pour avoir osé dire ceci, il y aura bien quelqu’un pour me traiter d’antisémite!
Il n’est en effet plus possible pour quiconque de critiquer une opinion émise par une personne d’origine juive, même si cette opinion est excessive, sans qu’il se fasse traiter de «…judéophobe pervers entretenu par les ennemis d’Israël et des Juifs…», comme vous le faites si bien lorsque vous parlez du «triumvirat de la haine que forment les universités, les médias et les syndicats»…
Ce que vous faites m’apparaît comme étant de la provocation dans le but de créer à Montréal cet antisémitisme indispensable à la survie de l’industrie de l’Holocauste.
Selon Finkelstein, la théorie générale de cette industrie est la suivante : là où il n’y a pas d’antisémitisme, il manque la raison pour les Juifs de poser en victimes, ils ne font plus pitié et ainsi, ils ne peuvent donc plus utiliser cette raison pour prendre tous les moyens, même les plus abjects, pour se défendre…
Il faut donc créer des occasions où ils pourront crier à l’antisémitisme et ainsi protéger leurs droits de se défendre par tous les moyens…
Le maire de Montréal a reconnu que vous aviez droit à vos idées et que le principe de la liberté d’expression vous permettait de les faire connaître. D’accord, mais tout comme monsieur Landry, ce sont des politiciens et, à ce titre, ils ne peuvent se permettre de dire autre chose.
Messieurs, si cette dame possède le droit de jouir de sa liberté d’expression, ne me faites pas croire que vous n’avez pas la liberté de choisir dans quelles revues investir l’argent de vos contribuables! Un peu de courage: retirez les publicités de ces feuilles qui sont les agents de l’industrie de l’Holocauste, ça urge!
À moins que vous ne craigniez de vous faire traiter à votre tour d’antisémites. Si tel était le cas, vous serez à votre tour tombés (comme bien des grands de ce monde), dans le piège tendu par cette industrie qui continuera à extorquer mes taxes pour en faire, de façon insidieuse, les instruments de promotion d’une cause à laquelle il ne me dit rien qui vaille d’être associé!
Et j’ai signé,
Un simple citoyen qui en a marre…et qui prend le risque de le dire.
(1) L’industrie de l’Holocauste : réflexions sur l’exploitation de la souffrance des Juifs, La fabrique éditions (2001), 157 pages.
CC : LA PRESSE
LE DEVOIR
PLANÈTE QUÉBEC
Monsieur Gérald Tremblay, maire de Montréal
Monsieur Bernard Landry, premier ministre du Québec.
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Réal Mainville
Longueuil, Qc. |
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