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Faut-il enlever la sécurité d'emploi aux onctionnaires |
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Samedi le 21 septembre, 2002 |
Le message de Mario Dumont est clair: finis les emplois à vie dans le secteur public. Ça ne traînera pas. S'il est élu, il va modifier la Loi sur la fonction publique pour enlever ou modifier les clauses concernant la sécurité d'emploi et l'ancienneté chez les fonctionnaires.
Fini le temps ou on avait la garantie d'un emploi à vie. Fini le temps ou un incompétent peut obtenir un poste uniquement à cause de l'ancienneté.
Ça fait longtemps que Dumont raconte cela, mais comme hier encore, il n'était qu'un poids plume en politique, on ne l'écoutait pas.
Aujourd'hui, il sème la terreur chez les fonctionnaires. Les syndicats montent aux barricades.
La situation est différente depuis que les sondages indiquent que son parti a des chances de former le prochain gouvernement. Rien n'est certain, bien entendu, mais c'est possible. Tout peut arriver dans une lutte à trois. D'autant plus que Jean Charest n'intéresse personne.
Ça va bardasser chez les quelque 400 000 syndiqués de l'État. Mais, dans la vraie vie, qu'est-ce que cela signifie réellement? Des dizaines de milliers de mises à pied. Pas vraiment. Le gouvernement a besoin de ses fonctionnaires.
Déjà que les postes ne sont pas remplacés quand les fonctionnaires quittent pour la retraite. Le gouvernement actuel restreint l'embauche avec son programme de déficité zéro.
Pas question de retourner aux époques précédentes où chaque emploi dépendait des députés et ministres. Le gouvernement a besoin d'une fonction publique compétente.
Par contre, il est claire qu'il faut plus de souplesse pour une saine administration. On pourrait, par exemple, signer des contats de cinq ans, renouvelables, avec les fonctionnaires. Déjà, ça permettrait une plus grande flexibilité.
Dumont veut un gouvernement moins gros, moins gras, moins lourd et une fonction publique plus efficace. Pour cela, il faut remanier des conventions collectives. Bonne chance!
Au moins il ne niaise pas. Contairement au chef libéral Jean Charest, Mario Dumont ne croit pas qu'une nouvelle commission parlementaire pourrait indiquer la marche à suivre dans la réduction de l'État québécois. Il a raison. Pas de tataouinage. Si on veut bouger, pas besoin de faire une commission. C'est quand on ne veut rien faire qu'on crée une commission.
Lors de la campagne électorale de 1998, l'ADQ avait parlé d'une réduction de près du quart des effectifs de l'État. Les ministères et organismes québécois emploient maintenant près de 80 000 personnes.
Voilà ce que les contribuables veulent entendre, mais qui va faire la job des fonctionnaires?
Dumont veut s'ataquer à la réduction de la dette et il est rare d,entendre un chef politique parler de ça car ce n'est pas glamour. mais il a raison.
Le vieillissement de la population est un enjeu crucial et un poids immense sur les finances publiques. Conséquemment, le gouvernement doit s'attaquer à la dette afin de dégager peu à peu une nouvelle marge de manoeuvre financière pour s'occuper de ses aînés.
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