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| Michaud maintient sa candidature |
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Dimanche le 17 décembre, 2000 |
Conforté par l'appui renouvelé, massif et élargi des militants et militantes de la circonscription de Mercier et de la réprobation générale du vote de l'Assemblée nationale du Québec exercé à son endroit, Yves Michaud maintient sa candidature à l'assemblée d'investiture du Parti Québécois de la circonscription de Mercier.
Il invite les militants et les militantes de toutes les régions du Québec qui seraient tentés de déchirer leur carte de membre du Parti de ne pas le faire et de continuer à défendre à l'intérieur de ses structures le droit à la liberté d'expression.
D'autre part, il a envoyé ce matin (dimanche, 17 décembre) une lettre à tous les 125 députés de l'Assemblée nationale où il demande de se faire entendre.
S'il n'obtient pas de réponse, il dit qu'il se verra dans l’obligation de s’adresser à d’autres instances pour que réparation soit faite et que justice soit rendue.
Enfin, M. Michaud affirme qu'il ne fera aucun commentaire tant qu'il n'aura pas obtenu de réponse à sa requête aux députés de se faire entendre sur les accusations qui ont valu un vote de blâme unanime des élus.
Lettre de Yves Michaud aux 125 députés de l'Assemblée nationale
YVES MICHAUD
4765, avenue Méridian, Montréal (Québec) H3W 2C3
Téléphone : (514) 487-1849 – Télécopieur : (514) 487-0094
yvesmichaud@sympatico.ca
Montréal, le 18 décembre 2000
À la suite de la motion unanime de l’Assemblée nationale au sujet de propos que j’aurais tenus récemment, et compte tenu de la demande que j’ai faite au président de l’Assemblée nationale d’être entendu par les députés, je m’adresse à vous comme à l’ultime gardien des valeurs démocratiques et de la liberté d’expression.
La motion de blâme votée le 14 décembre 2000 à mon endroit est sans précédent dans les annales de notre droit. Le code pénal prévoit des sanctions pour des propos relevant de la littérature haineuse, de la diffamation ou de l’atteinte à l’intégrité des personnes physiques ou morales. Je crois, je persiste et je signe, que les opinions que j’ai pu exprimer n’enfreignent pas la Loi. L’Assemblée nationale n’est pas un tribunal habile à se prononcer sur des opinions exprimées librement par un citoyen ou une citoyenne. Il appartient seul au pouvoir judiciaire d’en disposer.
La motion de blâme à mon égard, en violation des principes élémentaires du droit, discrédite l’Assemblée nationale qui s’est constituée en tribunal d’exception pour honnir un citoyen qui a le droit à son honneur, à sa réputation et à sa dignité. Elle offense à travers ma personne tous les citoyens et citoyennes du Québec dans leur liberté d’expression.
En l’occurrence, j’espère que ma requête d’audition recevra votre agrément de sorte que réparation puisse être faite dans les plus brefs délais des atteintes à ma réputation et aux préjudices que j’ai subis. Si tel ne devait pas être le cas, je me verrai dans l’obligation de m’adresser à d’autres instances pour que réparation soit faite et que justice me soit rendue.
Yves Michaud
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