Mario Dumont sort la hache et il annonce son intention d’éliminer 8000 postes dans la fonction publique et de faire disparaître une soixantaine d’organismes publics s’il est élu.

Ça fait moins mal que de couper dans les hôpitaux et les universités dit-il. Si on veut une société dynamique, il faut se débarrasser des parasites qui se multiplient sans cesse. On n’a pas le droit de taxer des gens qui gagnent 25 000$ par année pour faire vivre des fonctionnaires.

Campagne électorale ou pas, le chef de l’ADQ tient absolument à s’attaquer à la réduction des effectifs dans la fonction publique, aux conventions collectives en béton, au principe de la sécurité d’emploi à vie et aux organismes comme, entre autres, le Conseil permanent de la jeunesse, la Conseil du statut de la femme, ou le Conseil de la langue française qui, selon lui, ne servent à rien.

M. Dumont s’en est aussi pris à l’attitude du gouvernement de Lucien Bouchard et aux propos du chef libéral Jean Charest dans le dossier des négociations avec les employés du secteur public.

«Ils essaient d’acheter des votes. Point final. Si les gens du secteur public sont prêts à écouter encore une fois de plus ce genre de discours, qu’ils votent pour eux autres.”

Les négociations que mènerait le chef de l’ADQ, s’il devenait premier ministre, ne seraient pas faites de trop de nuances. Il s’est engagé à faire disparaître les clauses orphelin. Ces clauses donnent des conventions collectives injustes puisque les jeunes sont payés moins cher que les vieux pour le même travail.

«On est loin de la justice sociale avec des clauses comme ça. On pénalise les jeunes. On leur offre des statuts de deuxième classe. C’est de la ségrégation.

“C’est à force de faire plaisir à ces groupes de pression, dans les mois qui précèdent les élections, à force d’essayer d’acheter des votes que ces vieux partis-là nous ont mis dans le trou, a-t-il ajouté. Nous on fait le pari que les gens sont prêts à entendre la vérité.”

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