Pendant moins d’une heure, les Léonides, ces nuages de débris cosmiques illumineront le ciel d’une pluie d’étoiles filantes. Un spectacle magique et d’une beauté inouïe pour les terriens mais dangereuse pour les satellites scientifiques, de communications, d’observation et militaires qui tourent autour de la Terre.

Ces pluies sont l’une des attractions régulières offertes par notre système solaire. Tous les 17 ou 18 novembre, la Terre traverse ainsi le long sillage de débris qui grossit derrière la comète Tempel-Tuttle à chaque fois qu’elle frôle le Soleil.

Ce nuage, baptisé Léonides parce qu’il semble venir de la constellation du Lion, douche alors notre planète d’un flot de particules qui brûlent dans l’atmosphère.


Pour voir une photo de la Nasa et des explications intéressantes.


Les plus fortes pluies ont lieu lorsque la Terre croise au plus près la comète.

Une fois tous les 33 ans, la douche devient ainsi tempête. Comme au-dessus de l’Amérique du Nord en 1966, la nuit s’illumine alors d’un feu d’artifice d’étoiles filantes.

Très longtemps source de superstitions, ce spectacle inoffensif n’est plus aujourd’hui qu’une curiosité pour astronomes.

Toutefois, les Léonides 1998, et leur réplique de 1999, sont attendues avec appréhension. Car cet ouragan spatial sera le premier essuyé par les quelque 600 satellites qui se pressent en rangs serrés dans l’orbite terrestre…

Cette tempête constitue la plus grande menace jamais rencontrée par notre constellation de satellites.

La probabilité de voir une de ces particules frapper un engin est très faible mais elle existe.

Il s’agit de débris gros comme des grains de sable, mais à elles filent à la vitesse phénoménale de 71 kilomètres par seconde. (155 000 milles à l’heure).

A une telle vitesse, nous ne savons absolument pas quels pourraient être les effets d’une collision sur un satellite de télécommunication, par exemple.

Lorsque l’une de ces minuscules particules heurte un objet, elle crée un nuage d’éléments chargés électriquement qui peut pénétrer à l’intérieur d’un engin et causer des dégâts.

Un scénario bien réel, qui a déjà provoqué en 1986 la panne de la sonde européenne Giotto, percutée par une poussière de la comète de Halley.

Officiellement, le risque est considéré comme minime. Mais depuis des semaines, les opérateurs de satellites du monde entier sont sur le pied de guerre.

A défaut de parapluie, la plupart des réseaux privés, comme Intelsat, ont manoeuvré leurs engins pour que leurs panneaux solaires, très vulnérables, soient orientés dans le sens de la pluie.

Sur notre dessin, les panneaux sont verticaus et les ingénieurs les coucheront à l’horizontale pour éviter les particules de poussière cosmique.

Même prudence à la NASA. Chaque mission dispose de son propre plan d’urgence pour les Léonides. Ainsi, les précieux miroirs du télescope spatial Hubble tourneront le dos aux météores au plus fort de l’averse.

Cette attaque de météores pourrait nuire à une ntervention militaire en Irak puisque les avions, navires et fusées téléguidées américaines ustilisetn des satellites pour naviguer. Les militaires refusent de commenter l’événement.

Les seuls à véritablement se frotter les mains sont les scientifiques. Deux avions bardés d’équipements sont déjà prêts à percer les mystères des Léonides.

Quant aux amateurs, ils pourront assister au spectacle le 17 novembre à partir de 19h43 GMT. Cette année, les meilleurs sièges seront en Asie ou en Australie, où il fera nuit à l’heure de la pluie qui devrait durer un peu moins d’une heure.

88888

Plus dans la section

Flash !

Related Post