Six ans après son rachat par le japonais Rakuten, le site a décidé de se recentrer sur ses premiers clients, les particuliers. Tout est fait pour les attirer et les fidéliser.

Olivier Mathiot, cofondateur de PriceMinister: "Les meilleurs acheteurs et vendeurs vont bénéficier d’une distribution généreuse de Super Points." © Bruno Dellesard/Challenges

“Back to basics!” Au siège parisien de PriceMinister, rue Réaumur, la reconquête est lancée. Elle passe par les valeurs qui ont fait le succès du site d’e-commerce cofondé par Pierre Kosciusko-Morizet en 2000. Notamment la vente entre particuliers pour mordre sur Leboncoin en usant de sa meilleure arme: le tiers de confiance. Si le produit acheté est défectueux ou ne correspond pas aux attentes, l’acheteur est remboursé par le site. “Nous faisons le pari qu’avec les smartphones le commerce collaboratif va connaître le même succès que le covoiturage avec BlaBlaCar ou la location d’appartements sur Airbnb”, estime Olivier Mathiot, son président et cofondateur.

Commissions baissées
Six ans après son rachat pour 200 millions d’euros par le japonais Rakuten, la course avec Amazon est perdue: l’audience du géant américain culmine à 19 millions de visiteurs par mois, trois fois celle de PriceMinister. Pour retenir les commerçants de sa place de marché, les commissions ont été baissées de 15 à 9 %, et la marge opérationnelle a chuté. Fin 2015, la valeur du site a été dépréciée des deux tiers par sa maison mère. PriceMinister s’est aussi délesté de ses sites spécialisés dans le voyage, l’immobilier, l’automobile, et les bureaux en Espagne et en Angleterre ont été fermés.

Car sur les market places en ligne comme dans les centres commerciaux, le nombre de visiteurs constitue le nerf de la guerre. “Plus encore pour PriceMinister, dont le métier est exclusivement de créer du trafic et d’offrir des services aux e-marchands, affirme Marc Schillaci, président d’Oxatis, spécialiste des solutions e-commerce pour les PME. Or la concurrence s’est intensifiée avec l’arrivée de Cdiscount ou de la Fnac.” La part des particuliers, qui, à l’origine, représentaient 60 %, des ventes, est tombée à 30 %. L’ADN de PriceMinister… suite de l’article PriceMinister retrouve son ADN

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