Laissez-moi vous narrer un conte moderne :

Après avoir cherché pendant de nombreuses années à scotcher les individus derrière les écrans des télés ou des ordinateurs, les femmes et les hommes qui s’occupaient de marketing et de communication furent déstabilisés. Car ils prirent conscience, au fur et à mesure que le mobile et la tablette se répandaient sur le monde, que l’individu avait repris sa liberté de mouvement. 
Certains experts, complètement retournés par la violence de la nouvelle, parlaient de « mobile first », comme si ce petit objet, que la moitié de la population mondiale tripotait des centaines de fois par jour, était devenu le centre du monde. D’autres spécialistes étaient tellement focalisés sur ce qui avait (presque) désormais remplacé la lucarne magique, qu’ils se perdaient en conjectures technologiques : NFC, beacon, rfid, data, etc. 
Quelques-uns qui avaient une vision plus large, firent du cross-canal et du cross-device les nouvelles frontières. Et ceux-là comprirent rapidement que pour imaginer l’avenir, il était nécessaire d’analyser les comportements globaux des individus, certes attachés à leurs nouveaux écrans mais qui, de temps à autres, revenaient aux anciens, voire poussaient le vice jusqu’à les utiliser simultanément. La situation était devenue inextricable, d’autant plus que les accros du monde virtuel continuaient à interagir avec le monde physique. Certains plus conceptuels que les autres annoncèrent que l’on entrait dans l’ère du phygital (contraction de physique et de digital).
C’est dans cette jungle de concepts micros ou macros que tous manipulaient sans pouvoir totalement les maîtriser, de technologies galopantes et mouvantes que tous évoquaient en voulant les tester puis les déployer, que certains essayèrent de comprendre réellement les usages et les comportements des utilisateurs, pour mieux y répondre.

Quatre formules magiques

Cette fable, vous l’avez

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