INTERVIEW – David Marcus est en charge de l’application de messagerie de Facebook, Messenger, qui compte aujourd’hui plus de 500 millions d’utilisateurs actifs dans le monde. 

LE FIGARO. – La France a été l’un des premiers pays où Facebook a imposé le téléchargement de Messenger à ses utilisateurs. Ce choix a été très critiqué. Pourquoi cette décision?

DAVID MARCUS. – Nous voulions faire de Messenger la messagerie la plus utile, la plus rapide et la plus agréable possible pour nos utilisateurs. Il était difficile de développer l’application au sein d’un immense service comme Facebook. Nous savons par ailleurs que les utilisateurs de smartphone sont parfois réticents à télécharger de nouvelles applications. Or, une plateforme comme Messenger a besoin d’énormément d’utilisateurs afin d’être améliorée, grâce à une équipe dédiée. Cette séparation était nécessaire. Par exemple, beaucoup de gens désactivent les notifications sur l’application de Facebook alors qu’elles sont essentielles pour Messenger!

Facebook dispose désormais de deux applications de messagerie, Messenger et WhatsApp, racheté pour 19 milliards de dollars il y a un an. Est-ce que les deux ne risquent pas de se faire concurrence?

Il s’agit de deux applications distinctes utilisées par deux publics différents. WhatsApp est une expérience plus simple et pure, alors que Messenger dispose de beaucoup de fonctionnalités qui viennent enrichir la discussion, comme les stickers et les conversations audio et vidéo. Nous vous voulons qu’il soit possible d’exprimer ses émotions aussi bien que lors d’une conversation en face à face. Certains pays préfèrent utiliser WhatsApp, comme l’Amérique latine par exemple. En France, Messenger est en tête.

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