Un an après son éviction de Lending Club, son fondateur lance Upgrade, une autre société de prêt en ligne. Touché, mais pas coulé.

Un large sourire aux lèvres, Renaud Laplanche pénètre dans le bar de l’hôtel Loews Regency. Un an après avoir été éjecté de la direction de Lending Club, sa start-up révolutionnaire spécialisée dans les prêts d’argent en ligne, l’entrepreneur réapparaît au grand jour. Il a minci, semble même avoir rajeuni. L’homme d’affaires se débarrasse de sa polaire, accessoire indispensable à San Francisco, enveloppée depuis plusieurs mois dans la bruine et la fraîcheur. Il commande un café et lâche tout de go qu’il ne donne pas d’interview par les temps qui courent. Il a parlé au New York Times, début avril, juste après avoir levé 60 millions d’euros pour développer sa nouvelle start-up, Upgrade, directement rivale de son ancienne société. Et en dehors de cette rencontre avec Challenges, il s’en tient à une stricte règle de discrétion.

Selon la rumeur, la bagarre entre Lending Club et son fondateur pourrait être portée sur le terrain judiciaire dans les prochaines semaines. Renaud Laplanche se contente de son large sourire, il ne commente pas. La blessure n’est visiblement pas cicatrisée: «C’était frustrant, confie-t-il. La manière dont les choses se sont faites et aussi la façon dont certains médias, notamment américains, ont traité l’affaire, sur un mode sensationnaliste.» Un jour, il racontera toute l’histoire, mais c’est encore trop tôt. Son éviction a été brutale. Lending Club, qu’il avait fondée en 2007, était une pionnière de la… suite de l’article Comment le roi déchu de la fintech repart de zéro

88888

Plus dans la section

Flash Techno

Related Post