Accueil Fernand Turbide Un p’ti joint..

Un p’ti joint..

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Un p’ti joint..

J’en fumerais un mais j’en ai pas. C’est ce que j’avais répondu au téléphone à sept heure du soir pour faire mon comique pensant que c’était un ami qui appelait. C’était la fille de la caisse à l’autre bout de la ligne, j’ai eu l’air bête.

Mon premier joint je l’ai fumé à 28 ans et je fais parti de ceux, nombreux, qui ont aimé ce produit. J’étais d’un naturel un peu speedé et tout à coup cela me calmait et je me sentais confortable. C’est la plus douce de toutes les drogues et si tu n’aime pas l’effet de ton premier joint tu n’en reprendras probablement plus , c’est un choix personnel.

Mais ça fait quarante ans que j’ai compris qu’il était ridicule d’interdire de fumer cette boucane alors qu’une autre beaucoup plus nocive pour la santé, la cigarette, était elle permise au nom du commerce et de l’industrie. Il y a environ 40% de la population qui en privé admet en fumer un de temps en temps. Les chiffres qu’on nous donnent dans les médias sont souvent faussés par la discrétion de ceux qui n’ont pas le goût du risque de perdre leur emploie puisque le produit est illégal.

C’est un marché de 7 milliard au Québec seulement qui engraisse le crime organisé depuis belle lurette parce que la société refusait au nom de la morale et de l’inquiétude justifié par manque de connaissances et d’une discussion franche sur le sujet. Pourquoi jouer à l’autruche, le marché existe et est présent un peu partout parce que la demande est réelle et c’est le même phénomène que celui de la prohibition des années trente. Je félicite le Premier Ministre du Canada d’avoir compris la situation.

Un jour j’ai dit à Monsieur Parizeau : vous devriez légaliser le cannabis. Il m’a répondu : si je légalisais cette plante je serais demain matin inondé de demande de subvention pour la culture. Sur ce point je ne suis pas d’accord; je ne vois pas pourquoi il faudrait subventionner la culture du cannabis parce que le producteur peut la rentabiliser à l’automne en vendant son produit. Et c’est aux cultivateurs et non pas aux amis du pouvoir qu’il faut confier cette culture de préférence en serre.

Sur la conduite automobile sous l’influence du cannabis attention à la chasse aux sorcières. Oui combiné à l’alcool cela représente un danger. Mais sans ce mixage le problème est différent parce qu’il ne fait pas le même effet à tous le monde. Texter au volant est autrement plus dangereux, les statistiques sont là pour le prouver.

 

 

 

 

 

 

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