C’est la semaine du suicide. Ce n’est pas un sujet joyeux et il est encore un peu tabou. A quatre reprises dans ma vie je fus confronté à cette réalité.
La première fois nous avions le même âge, vingt-huit ans, c’était un cousin que j’aimais bien avec qui je jouais a l’adolescence; il s’est jeté du haut du pont Champlain. Une suite de déboires, de déceptions et de malchances amplifiés par un problème de boissons pourraient peut-être en partie expliquer sa décision.
La deuxième est pour moi la plus difficile a comprendre. Professeur dans un C.G.E.P. , belle maison et en apparence heureuse à trente-cinq ans, son geste continue encore aujourd’hui à défier toute logique. Elle s’est pendue dans le garde robe. C’est au salon funéraire que sa soeur m’à appris que c’était sa troisième tentative. Deux ans auparavant on l’avait secourue a temps d’une tentative semblable. Également aussi à l’âge de vingt ans à l’aide de médicaments.
Les deux derniers sont des voisins amis en fin de vie et condamnés par la médecine, l’un à soixante-huit ans et l’autre a soixante-dix ans, qui ne voulaient rien savoir d’aller agoniser sur un lit d’hôpital et qui ont fait leur propre choix; l’un par pendaison et l’autre d’un coup de douze en plein coeur.
J’ai souvent pensé que des cliniques de fin de vie, équipées de professionnels compétents, aurait peut-être pu sauver les deux premiers et permettre un départ en douceur, sans violence aux deux autres. Un jour peut-être?

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Fernand Turbide

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