J’accuse la SAAC et le gouvernement.

J’accuse la SAAC et le gouvernement du Québec d’être responsable de la majorité des morts sur nos routes causés par l’alcool au volant. Ça fait vingt ans que je le répète, il existe une solution pour diminuer considérablement ces tragédies et cela s’appelle « l’anti-démarreur ».

Mais le gouvernement a confié à des fonctionnaires via la SAAC la responsabilité de la sécurité routière, se débarrassant entièrement de cette préoccupation. Sauf que les fonctionnaires sont davantage préoccupés à se doter de pouvoirs parfois excessifs en augmentant les points de démérite et à faire entrer dans les coffres de cette société d’État le maximum d’argent et en s’assurant de promotions et de revenus correspondants.

Je vous en donne un bel exemple; depuis des années cette société a investi des millions de dollars dans des promotions criardes qui s’apparentent davantage à des films d’horreur pour faire peur, pour impressionner. Mais non seulement n’à-t-elle jamais investi dans la promotion de ces appareils qui empêche le véhicule de démarrer si vous êtes en état d’ébriété mais elle les garde pour elle parce que c’est rentable de les louer aux conducteurs fautifs, condamnés pour ivresse aux volant. Mais après coup, lorsque le mal est fait.

Par cette location elle fait payer entièrement ces appareils aux conducteurs pris en défaut et elle n’a même pas l’honnêteté de les laisser sur l’automobile de ces conducteurs en question, elle les reprend; c’est à mon avis exploiter la misère et profiter du malheur des autres.

La solution est politique et c’est la responsabilité du gouvernement qui par un simple projet de loi devrait, dès la première offense, rendre le permis du conducteur ou de la conductrice pris en défaut, conditionnel à un véhicule muni d’un anti-démarreur. Et venez pas me dire qu’il est facile de contourner cet appareil en faisant souffler son copain à sa place. Souffleriez-vous si on vous met au courant que vous serez tenu conjointement responsable des dommages en cas d’accident?

Et ce n’est pas en faisant la morale comme c’est le cas avec ces nouveaux curés d’éduc-alcool qu’on va régler le problème. Si ces appareils étaient en vente libre ça fait au moins vingt ans que j’en aurai un sur mon véhicule, pour me protéger ainsi que les autres usagers de la route. Et quelle belle protection pour ceux qui à l’occasion prête leur véhicule à leurs adolescents.

 

88888

Plus dans la section

Fernand Turbide

Related Post