Mon père n’est pas mort de mort naturelle, il y avait un médecin à son chevet. Elle était jolie, avait 24 ans mais peut-être manquait-elle d’expérience. La semaine précédente l’hôpital de Chicoutimi l’avait convoqué pour des examens quelconques dont une coloscopie, on soupçonnait un cancer du colon.

Sauf qu’on ne meurt pas d’un soupçon d’un cancer du colon et cet homme n’était pas à l’agonie. La veille de l’examen on lui a prescrit un médicament qui ne se donne pas à un cardiaque qui prend de la nitroglycérine, il en prenait depuis 25 ans, nous a dit son cardiologue le jour même de ses funérailles. Il est mort la veille de l’examen, il avait 75 ans. A quoi sert le dossier du patient, à quoi servent aujourd’hui les ordinateurs en milieu médical? Il est trop facile d’enterrer ses erreur et de dire que c’est l’ouvre de Dieu.

Le plus grand danger de la médecine c’est ce mélange de médicament incompatible plus fréquent qu’on le pense et avec le générique, plus dangereux que jamais. L’agence européenne du médicament (EMA) a demandé vendredi de suspendre la commercialisation de plusieurs dizaines de médicaments génériques en Europe a la suite de « manipulations » de données par une société indienne chargée d’en certifier la qualité nous apprend France-Presse.

Ce qui me choque le plus dans cette décision de permettre le générique pour sauver de l’argent c’est que ceux qui en sont responsables de même que les médecins eux même n’en prendront jamais, ils appartiennent à une caste de privilégiés qui ont les moyens de continuer de payer pour le vrai médicament avec brevet. Le générique c’est pour la populace, il y a rien de trop beau pour la classe ouvrière. Ce qui donne non seulement une médecine à deux vitesses mais aussi une médication différente qu’on soit riche ou pauvre.

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Fernand Turbide

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