Accueil En route! Le Musée J. Armand Bombardier

Le Musée J. Armand Bombardier

- Imprimer ce texte - Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message

Partagez cette page avec :

Le Musée J. Armand Bombardier est fier de présenter les faits saillants de la vie et de l’oeuvre de Joseph-Armand Bombardier.

Découvrez cet homme fascinant, à la fois inventeur génial et entrepreneur visionnaire et pragmatique, qui a marqué l’histoire en contribuant à modifier pour toujours le transport sur neige.

J. Armand Bombardier

Résumé

1907 – 1925
Enfance et adolescence

Naissance à Valcourt, Québec, au Canada. Compréhension particulièrement précoce de la mécanique. Fabrication de jouets mobiles mus par des mécanismes d’horlogerie, dès l’âge de 13 ans. À 15 ans, fabrication d’un premier véhicule pouvant circuler sur la neige. Études classiques interrompues pour faire l’apprentissage du métier de mécanicien et cours de perfectionnement par correspondance.   … biographie détaillée 1907 – 1925 >>

1926 – 1938
Premiers succès

Ouverture du Garage Bombardier à Valcourt, à 19 ans. Mariage avec Yvonne Labrecque et fondation d’une famille qui comptera six enfants. Recherches inlassables menant à l’invention d’un système barbotin-chenille révolutionnaire, breveté en juin 1937. Mise au point et production d’une première autoneige désignée B71. Bon succès commercial.  … biographie détaillée 1926 – 1938 >>

1939 – 1945
Les années de guerre

Production et lancement d’une autoneige de plus grande capacité, nommée B121. Construction d’une usine. Essor de l’entreprise freiné par l’entrée en guerre du Canada. Arrêt de la production de véhicules civils. Conception et production de véhicules chenillés destinés à des fins militaires. Poursuite des recherches et multiples demandes de brevets. Création de la société L’Auto-Neige Bombardier Limitée.   … biographie détaillée 1939 – 1945 >> 

1946 – 1948
Essor d’après-guerre

Reprise en force de la production de l’autoneige B121. Nouvelle construction, à Valcourt, d’une usine de montage en série pour répondre à la demande. Lancement du véhicule C181 utilisé pour le transport scolaire dans les régions où les routes ne sont pas déneigées.  … biographie détaillée 1946 – 1948 >>

1949 – 1958
Les véhicules industriels

Entrée en vigueur d’un règlement sur le déneigement des routes rurales. Chute brutale des ventes d’autoneiges. Effort intense de diversification pour la conception de produits de remplacement capables d’assurer la survie de l’entreprise. Mise au point et commercialisation de divers véhicules tout-terrains. Relance amorcée avec la mise en marché du mécanisme de traction TTA1. Lancement du tracteur tout chenilles Muskeg3 l’un des plus grands succès de l’entreprise. Mise au point de véhicules conçus spécifiquement pour l’exploitation forestière. Création de la filiale Rockland Accessories Ltd. pour la fabrication de caoutchouc.  … biographie détaillée 1949 – 1958 >>

1959 – 1964
La motoneige Ski-Doo®

Mise au point d’une petite autoneige qui prendra plus tard l’appellation de « motoneige ». Début de la production en série de la motoneige de marque Ski-Doo2. Augmentation progressive puis accélérée de la production. Création de la filiale Roski Ltée pour la fabrication de composantes en fibre de verre. Agrandissement de l’usine de Valcourt. Décès de Joseph-Armand Bombardier, le 18 février 1964, à l’âge de 56 ans. Citoyen modèle.  … biographie détaillée 1959 – 1964 >>

Histoire

Situé à Valcourt, dans la région des Cantons-de-l’Est, le Musée présente la vie et l’¦uvre du grand inventeur et entrepreneur Joseph-Armand Bombardier. Ce musée privé retrace également l’évolution de l’industrie de la motoneige à laquelle ce visionnaire et bâtisseur québécois a donné sa première impulsion.

Qui était Joseph-Armand Bombardier?

Mécanicien hors pair, Joseph-Armand Bombardier a mis au point, au cours de sa vie, un nombre impressionnant de véhicules spécialisés tant pour le transport sur neige que tout-terrain, qui lui ont valu des brevets d’invention.

L’inventeur, doublé d’un entrepreneur, a tiré parti de ses recherches en s’engageant, à la fin des années 1930, dans la fabrication et la commercialisation de ses « autoneiges ». En 1942, il a fondé la société L’Auto-Neige Bombardier Limitée. La production de l’entreprise s’est, par la suite, étendue à une vaste gamme de véhicules chenillés à vocation industrielle.

Point culminant de la carrière de Joseph-Armand Bombardier, l’invention d’une autoneige individuelle, appelée « motoneige » et commercialisée sous la marque Ski-Doo® 2, a donné naissance à une nouvelle industrie et à un nouveau sport d’hiver.

Ce sont ses réalisations qui ont inspiré la création du Musée.

Hommage posthume

À la suite du décès de Joseph-Armand Bombardier, en 1964, la Fondation qui porte son nom est créée par sa famille afin de perpétuer les ¦uvres humanitaires qu’il a appuyées financièrement tout au long de sa vie. Plus tard, la Fondation J. Armand Bombardier décide d’honorer la mémoire de l’inventeur en rassemblant la plus large collection possible de véhicules, d’outils et de dessins de machines témoignant de son génie prolifique.

Lancement et progression

Le Musée J. Armand Bombardier ouvre ses portes en 1971. La cérémonie d’inauguration se déroule en présence de M. Robert Bourassa, à l’époque premier ministre du Québec, et de Mme Yvonne L. Bombardier, veuve du célèbre inventeur et présidente de la Fondation J. Armand Bombardier. Une première exposition présente l’histoire de Joseph-Armand Bombardier à travers ses inventions. Par la même occasion, le Garage Bombardier, premier lieu de travail de l’inventeur, devient annexe historique du Musée en 1970, au moment de sa construction.

En 1990, le Musée inaugure deux nouvelles salles en présence de M. Robert Bourassa, premier ministre du Québec, et de Mme Janine Bombardier, fille de l’inventeur et présidente de la Fondation J. Armand Bombardier. L’une d’entre elles présente, pour la première fois, une exposition sur l’histoire de l’industrie de la motoneige dans le monde et l’évolution technologique du véhicule, de 1960 à nos jours. Des modèles de motoneiges, des vêtements d’hiver, des véhicules de course et des panneaux explicatifs aident les visiteurs à mieux comprendre l’ensemble des composantes de l’industrie. L’autre salle est affectée aux expositions temporaires dont les sujets s’apparentent aux thématiques du Musée.

Le transport et la neige

Depuis ses origines, l’être humain a toujours su miser sur sa créativité pour adapter ses modes de transport aux conditions de son environnement. Tel est le cas, particulièrement dans les contrées enneigées. Pour vaincre l’isolement imposé par la neige, les habitants utilisent d’abord la force de leurs muscles et se déplacent en skis ou en raquettes.

Au fil du temps, les habitants des régions froides commencent à utiliser la force animale pour aller plus loin, plus vite, tout en ménageant leur énergie et leurs efforts.

Dans plusieurs pays, on réussit à domestiquer pour le transport, en plus des chevaux, au moins une espèce animale : les chiens, en Sibérie, en Alaska, au Groenland et dans tout le nord du Canada, les rennes en Laponie, les yaks dans l’Himalaya, et même les dromadaires en Sibérie.

De siècle en siècle, le génie humain cherche toujours des solutions plus efficaces. À partir du moment où la force motrice devient disponible, plusieurs inventeurs s’emploient à faciliter le transport sur la neige.

Avant d’en arriver à la motoneige d’aujourd’hui, on passe par une succession de prototypes d’autoneiges et d’essais, plus ou moins fructueux, sur de plus petits véhicules. Entre 1927 et 1962, 13 brevets sont accordés à des inventeurs, en Amérique du Nord, pour des véhicules apparentés à la motoneige moderne. 

Joseph-Armand Bombardier est le premier à commercialiser avec succès son invention, brevetée en 1960, au Canada, et en 1962, aux États-Unis. Il jette ainsi les bases d’une industrie qui modifie pour toujours le transport hivernal.

La motoneige est utilisée tant pour le loisir que pour le travail. De nos jours, les fabricants conçoivent et mettent sur le marché toute une variété de modèles adaptés aux divers besoins des consommateurs.

Expédition au pôle Nord

Au cours de son histoire, la motoneige a attiré plusieurs passionnés d’aventure, avides de battre des records ou de réaliser des exploits mémorables. À ce sujet, il faut mentionner l’expédition dirigée par l’Américain Ralph Plaisted au pôle Nord, en 1968, inscrite parmi les moments remarquables de la conquête de l’Arctique.

Rêve d’un exploit impossible

Ralph Plaisted travaille dans les assurances à St. Paul, au Minnesota. Dès 1963, il s’intéresse à la motoneige. Il est persuadé que ce nouveau véhicule d’hiver lui permettrait de réaliser un exploit jusqu’alors jugé impossible : atteindre le pôle Nord par voie terrestre.
Résolu à mettre son idée à exécution, il se prépare en effectuant de nombreuses randonnées de longue distance. En 1965, il établit le record de la plus longue randonnée de l’époque.

Avant d’entreprendre le périple, Ralph Plaisted doit, pour obtenir un permis d’explorateur, séjourner durant 15 mois en régions éloignées afin de démontrer ses capacités. Il doit aussi recueillir les fonds nécessaires, constituer une équipe et trouver des véhicules capables d’entreprendre une telle expédition.

Équipe et véhicules

Plaisted choisit ses coéquipiers en fonction de leurs spécialités. Font donc partie de l’expédition Gerry Pitzl, navigateur, Walt Pederson, ingénieur mécanique, et Jean-Luc Bombardier, technicien et éclaireur. Ce dernier est le neveu de Joseph-Armand Bombardier.

Les motoneiges retenues sont des modèles Ski-Doo®2 SUPER Olympique 300 cc produits par Bombardier Limitée. Avant le départ, les explorateurs apportent trois simples modifications à leurs véhicules : l’ajout d’un réservoir d’essence sur le capot, le raccourcissement du siège pour augmenter la capacité de rangement du matériel et l’insertion de crampons de fer à l’intérieur des chenilles de caoutchouc pour assurer une meilleure traction sur la glace.

Périple et conquête

Amplement médiatisé, le périple de l’équipe Plaisted commence le 7 mars 1968. C’est ce jour-là que les explorateurs quittent la dernière terre avant l’océan Arctique, l’île de Ward Hunt, dans la terre de Baffin. Pour se rendre à destination, ils franchiront 1330 km.

Au terme de 43 jours, soit le 19 avril 1968, l’armée de l’air américaine (US Air Force), dont les avions et les hélicoptères survolent l’expédition depuis le début, confirme que l’équipe a atteint, au sol, le 90e parallèle, l’endroit exact du pôle Nord. Les aviateurs annoncent la victoire aux héros du jour en ces termes : « Tout ce qui est derrière vous, à partir de maintenant, est au sud. » 

La réussite de l’expédition Plaisted est un jalon important de la conquête de l’Arctique. C’est, en effet, la première fois, dans l’histoire du monde, qu’un véhicule motorisé terrestre se rend au point le plus septentrional de la planète. 

Jusqu’alors, la gloire de la conquête du pôle Nord revenait à l’amiral Robert E. Peary, de la marine américaine (US Navy). En 1909, avec son navire, il s’était frayé un chemin à travers les glaces, puis avait achevé son voyage en traîneau tiré par un attelage de chiens.

Contactez-nous

Pour nous faire parvenir une demande en ligne, veillez nous écrire en utilisant une des adresses courriels suivantes selon le secteur recherché.

Téléphone : 450 532.5300
Télécopieur : 450 532.2260

Grand public :
info@museebombardier.com 
Collectionneurs :
collectionneurs@museebombardier.com

Source : Le Musée J. Armand Bombardier

Imprimer ce texte - Cliquez ici pour recevoir ce texte par courriel