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La Maison Chapais, site historique et jardins

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Somptueuse résidence victorienne, la Maison Chapais fut construite en 1833 pour le commerçant Jean-Charles Chapais, alors futur Père de la Confédération canadienne et fondateur de la paroisse de Saint-Denis-De La Bouteillerie. 

Venez découvrir cette demeure et ses jardins en compagnie de nos guides-interprètes qui redonnent vie à ces lieux chargés d’histoire. Un séjour dans un univers pavé d’art et de culture à travers près de 200 ans d’histoire.

Classée monument historique en 1990 et ouverte aux visiteurs depuis la même année, la maison, construite en 1833, comporte trois étages aménagés avec les meubles originaux. La visite inclut la découverte du hangar (comprenant chaudron à savon, glacière et chambre froide) et les Jardins.

Depuis l’automne 2011, un important chantier afin de redonner à la Maison ses airs d’antan est amorcé. Des recherches historiques, mais aussi appliqué sur le terrain, nous ont permis de découvrir de nombreux secrets de cette belle d’autrefois. Surveillez des photographies de nos nouveaux décors et certaines informations seront accessibles dans les prochaines semaines !



Les jardins oubliés

Magnifique reconstitution du jardin de fleurs de Georgina ainsi que du verger de Jean-Charles junior, agronome réputé. Le jardin, à l’époque victorienne, a une grande importance chez la bourgeoisie. On y reçoit la classe politique et il est le lieu par excellence de socialisation lors de la belle saison (notamment pour le service du thé).  

Georgina Dionne cultivera son jardin de fleurs jusqu’en 1880. Par la suite, c’est son fils cadet, Thomas, qui l’entretiendra jusqu’en 1946, date à laquelle le jardin fut totalement laissé à l’abandon. 

Reconstitués en 2003, les Jardins oubliés de la Maison Chapais sont un lieu où beauté rime avec calme. Outre le jardin de fleurs de Georgina Dionne, épouse de Jean-Charles Chapais, et le verger de leur fils, véritable laboratoire d’agronomie à ciel ouvert, ils comprennent un potager où l’on peut découvrir et goûter diverses espèces de légumes et de petits fruits souvent méconnus.

Jean-Charles Chapais 

Né en 1811 à Rivière-Ouelle d’un père commerçant, Jean-Charles Chapais quitte la demeure familiale à douze ans pour étudier au Séminaire de Nicolet. Après ses études, il séjourne deux ans à Québec chez un marchand anglophone pour parfaire sa maîtrise de la langue anglaise et développer un réseau de contacts. 

Pour son retour dans sa région, son père lui a acheté deux terres dans le fief de Saint-Denis, situé près de Rivière-Ouelle. Il y fait ériger une somptueuse demeure et y adhère un magasin général. Il contribue activement à l’érection de la paroisse (1841) et à la formation de la municipalité (1845) de Saint-Denis-De La Bouteillerie. Élu premier maire et premier maître-poste, Jean-Charles Chapais est un marchand réputé et respecté. 

Le 30 juin 1846, il épouse Georgina Dionne, fille d’Amable Dionne, l’un des Canadiens français les plus aisés de son époque. Encouragé par son beau-père, il se présente comme candidat conservateur aux élections de 1850. Battu, il tente à nouveau sa chance et est élu en 1851. Il demeurera député de Kamouraska jusqu’en 1867. Nommé commissaire aux Travaux publics en 1864, il participe aux discussions de la Conférence de Québec. Sa contribution fera de lui l’un des quatre Canadiens français héritant du titre de Père de la Confédération.

En juillet 1867, il devient le premier titulaire du poste de ministre de l’Agriculture dans le gouvernement fédéral nouvellement formé. Deux ans plus tard, il est nommé receveur général du Canada. Nommé sénateur au fédéral et élu à l’Assemblée nationale, il est l’un des rares à avoir occupé un poste dans les deux parlements (avant l’abolition du double mandat en 1871). Il demeurera sénateur jusqu’à sa mort en 1885. Il sera inhumé dans « son » église de Saint-Denis-De La Bouteillerie. 

Thomas Chapais 

Né dans la maison familiale en 1858, Thomas Chapais est le dernier enfant de Jean-Charles Chapais et Georgina Dionne. Après ses études au collège de Sainte-Anne-de-La Pocatière et à l’Université Laval, il devient secrétaire particulier de Théodore Robitaille, lieutenant-général de la province du Québec. 

Peu après son mariage en 1884 avec Hectorine Langevin, il assumera les responsabilités de directeur et rédacteur en chef du Courrier du Canada. Il en sera même le propriétaire de 1890 à 1901. Son beau-père, Hector Langevin, est, tout comme Jean-Charles, le père de Thomas, l’un des pères de la Confédération. 

En 1892, il est nommé au Conseil législatif de la province du Québec. Il y demeurera jusqu’à sa mort. Ce fait lui procure l’honneur d’être le politicien québécois avec la plus longue carrière depuis 1867. 

Thomas Chapais est aussi un intellectuel reconnu. Professeur titulaire en histoire à l’Université Laval, il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles (dont des biographies de Jean Talon et du marquis de Montcalm). 

Nommé Knight Bachelor par le roi George V en 1935, il porte désormais le titre de sir Thomas Chapais. C’est là l’un de ses nombreux titres honorifiques obtenus. Malgré tout, il reste attaché à ses origines. Propriétaire de la maison familiale après la mort de sa mère en 1888, il y écoule beaucoup de temps. C’est d’ailleurs là qu’il décède en 1946, douze ans après son épouse. 

Jean-Charles Chapais (fils) 

Né en 1850, une « inclinaison instinctive » pour la nature marque, dès l’enfance, l’ainé des Chapais. Terminant des études de droit en 1875, Jean-Charles (fils) pratique, la profession d’avocat pendant 2 ans. Il épouse Henriette Michaud, fille du médecin Thomas Michaud de Kamouraska, en 1876.

Sa rencontre avec l’agronome Édouard Barnard, mari de sa sœur Amélie, ranime sa passion pour l’agriculture. Délaissant le droit, Jean-Charles se consacre à l’agronomie en multipliant les expérimentations. Il publie plus de 1000 articles consacrés à l’agriculture.

Jean-Charles fils fonde en 1881, avec Barnard, la toute première école de transformation de produits laitiers en Amérique du Nord. Ses conférences sur l’agriculture deviennent rapidement des rendez-vous incontournables pour ceux désirant améliorer la rentabilité de leurs fermes. Au fil des centaines de conférences qu’a données Jean-Charles, il acquiert le statut d’autorité en agriculture. 

Ses expérimentations visaient à déterminer les variétés les mieux adaptées à notre climat. Dans son verger de Saint-Denis, près de la Maison Chapais, il fait pousser plus de 38 variétés de pommes, 2 de poires, 24 de prunes, 9 cultivars de cerisiers et autres fruits tels que gadelles, groseilles et framboises.

Lors de la création du commissariat fédéral de l’industrie laitière en 1890, Jean-Charles est nommé commissaire adjoint et investira beaucoup d’énergie au développement de cette industrie. Les répercutions de ses actes sont toujours perceptibles aujourd’hui. En 1916, l’université Laval lui remet un doctorat ès sciences agricoles par pour souligner son apport considérable dans le monde de l’agronomie. Il décède à Saint-Denis en 1926.

C’est une œuvre essentielle et trop méconnue que lègue cet amoureux de la nature. Jean-Charles Chapais (fils) est considéré comme un pionnier dans le domaine de la culture fruitière, l’agronomie, l’horticulture et la foresterie au Canada.

Le verger de Jean-Charles

École de transformation de produits laitiers

Accès 

La Maison Chapais est située au cœur de la paroisse de Saint-Denis-De La Bouteillerie. Elle est ouverte aux visiteurs de la fin mai à l’Action de grâces tous les jours de 10 h à 17 h. Ne manquez pas les nombreuses activités culturelles et historiques, et ce, pendant toute la saison.

Il est également possible de visiter la Maison Chapais hors-saison sur réservation.

Adresse : 2, route 132 EstSaint-Denis-De La Bouteillerie (Québec) G0L 2R0
Téléphone : 418 498-2353

Comment s’y rendre? 
Par l’autoroute 20, prendre la sortie 456, puis route 287 Nord jusqu’à la route 132. 15 minutes de La Pocatière, 25 minutes de Rivière-du-Loup, 1 h 40 de Québec.  

Tarifs et coûts 

Calendrier culturel
Lors des activités prévues au calendrier culturel, des contributions volontaires vous seront suggérées. Vous nous aiderez ainsi à conserver ce lieu patrimonial d’exception.

Merci beaucoup pour votre générosité!

Visite de la maison et des jardins oubliés
• Adultes : 7,50 $
• Famille (deux adultes et enfants) : 15 $
• Étudiants (avec carte) : 5 $
• Enfants de mois de 10 ans : gratuit

Tarifs de groupe aussi disponibles.

Source : La Maison Chapais, site historique et jardins

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