 Vacances en Pénichettes® Locaboat Holidays
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Uparathi Culture (adulte)
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Lundi le 17 janvier, 2005
On se rend à Philae en bateau, puisqu’on a déplacé le temple sur une île. Les chapiteaux, composites, indiquent l’époque gréco-romaine. Les Romains n’ont jamais combattu les ennemis de l’Égypte, mais ils ne s’en représentent pas moins ainsi sur les murs, pour en convaincre les Égyptiens!
Le temple est dédié à Isis, Osiris son époux et leur fils Horus, la famille divine. Durant une bataille, Horus perd un œil. Sa mère lui en offre un de remplacement qui le protégera de tout mal. C’est le seul temple que les Romains n’ont pas fermé dans leur lutte contre le paganisme, car ils reconnaissent Iris comme déesse de la magie.
Bonaparte passera trois ans en Égypte. Une bénédiction pour celle-ci, affirme Remon, car 70 savants l’accompagnent, qui ont permis de déchiffrer les hiéroglyphes, d’étudier le climat, de comprendre les coutumes anciennes.
Malheureusement, on note aussi beaucoup de martelage — ce qu’on appelle aujourd’hui « vandalisme »! En 60, saint Marc vient prêcher la nouvelle religion. Les Égyptiens se convertissent facilement au christianisme, eux qui, à une certaine époque, ont connu le culte d’un seul dieu, Aton. Les deux religions présentent d’ailleurs certaines similitudes : croix de vie, jugement éternel après la mort, existence du paradis, trinité divine...
Le sacerdoce se transmet de père en fils; on y accède à certaines conditions : (1) Le prêtre doit se marier – quelle bénédiction! (2) À 12 ans, le garçon doit être circoncis. (3) Le prêtre doit revêtir une tunique de lin. (Le Grand Prêtre, lui, porte une peau de panthère.) (4) Tous les deux jours, il doit se raser le corps en entier. (5) Les prêtres ne doivent ni manger ni offrir porc ou poisson.
(Photo d’Eduardo) Tout d’abord, les femmes n’ont pas accès à la prêtrise; elles se contentent de chanter et de danser lors des cérémonies religieuses. Toutefois, à compter de la 26e dynastie, elles accèdent au sacerdoce et peuvent même devenir Grandes Prêtresses.
Ce temple-ci était complètement submergé. On a mis dix ans à le refaire. Le site est particulièrement beau, car il y a un peu de verdure et des fleurs, le Nil tout autour... Et puis, enfin, il n’y a pas foule!
Comme nous avons pris du retard sur l’horaire, Remon accroché à son cellulaire apprend de Khaled que l’hôtel où nous devons dîner ne nous offre plus que sandwiches et hamburgers. Basta! Je ne suis pas venue en Égypte pour bouffer ce que je ne mange même pas chez moi, allons dans un autre restaurant! Décidément, il n’y a rien comme de dire « non! » Remon reprend ses négociations téléphoniques et nous annonce finalement qu’on nous attend… avec des pâtes!
Nous repartons contents, mais quel accostage! Les bateaux se foncent littéralement les uns dans les autres pour se frayer un chemin jusqu’au quai. Les coques de métal s’entrechoquent dans un tintamarre effroyable, les moteurs rugissent et crachent leurs fumées, ça pousse de partout. Mieux vaut garder bras et mains à l’intérieur! Nous débarquons enfin, et N’Amour prend la relève; c’est lui qui chante maintenant « Laha Shakran » (non merci!), car les vendeurs se jettent sur nous comme des vautours affamés.
Prochaine chronique : Parfumerie et obélisque inachevé
Pour retourner au début du voyage…
0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément
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Uparathi effectue également, à la pige, des travaux de traduction (anglais-français), de révision et de rédaction de textes divers.
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