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Oscar et la dame rose*****

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Sur la suggestion de mamie Rose, qui le visite chaque jour à l’hôpital, un enfant de dix ans qui se meurt de leucémie adresse des lettres à Dieu. Elles décrivent les douze derniers jours de sa vie, que mamie Rose lui a encore suggéré de considérer chacun comme une période de dix ans… Ils seront remplis de personnages drôles et émouvants, et d’événements plus qu’importants. En douze jours, tout apprendre et tout vivre! Heureusement, il y a mamie Rose pour suggérer…

Il y a d’abord le tour de force constitué par le texte même d’Éric-Emmanuel Schmitt, qui parvient à rendre avec une extrême justesse les pensées d’un enfant de dix ans confronté à une mort précoce : incompréhension, révolte, colère, particulièrement contre les parents dépassés qui arrivent encore moins que lui à faire face; mais aussi : charme de la présence au quotidien, de l’émerveillement qui ne saurait s’éteindre, de l’innocence triomphante, de la foi qui s’affirme peu à peu, au fil des miracles qui, bien sûr, sont au rendez-vous. « Dieu, c’est pas le père Noël, on lui demande pas les mêmes choses », d’expliquer mamie Rose… C’est à la fois drôle et touchant, alors forcément, on rit beaucoup, et on pleure aussi.

Il y a ensuite le tour de force accompli par Rita Lafontaine, absolument merveilleuse dans les personnages d’Oscar et de mamie Rose – et tous les autres! —, qu’elle alterne avec simplicité et que nous suivons sans peine.

Et bien sûr, tous les autres tours de force, sans lesquels le théâtre ne serait pas possible : la mise en scène qui permet à Mme Lafontaine (et aux spectateurs) de suivre le mouvement des âmes à travers celui de son corps; le costume blanc de mamie Rose qui appuie sa mission angélique; le décor central simple et sobre – un lit d’hôpital —, qu’elle contourne comme Oscar est appelé à contourner les difficultés du mourir; les vidéos, les éclairages, les musiques, qui soulignent les divers épisodes de cet inoubliable périple de douze jours…

« Personne ne peut éviter de souffrir », dit encore mamie Rose. Il reste alors la solution d’« entrer » dans la souffrance – plutôt que de la fuir…

Voici un texte à remettre entre les mains de tous ceux qui vont mourir… c’est-à-dire nous tous! Un texte d’une tendresse infinie, qui s’adresse intimement à chacun d’entre nous, une grande leçon de vie; car Dieu qu’il s’en passe des choses en douze jours – ou dans une vie pleinement vécue et assumée!

En coproduction avec Sortie 22 inc., le Grand Théâtre de Québec présente la pièce Oscar et la dame rose, issue du roman à succès d’Éric-Emmanuel Schmitt, qui met en vedette l’extraordinaire Rita Lafontaine, jusqu’au 31 mai.

Scénographie : Stéban Sansfaçon. Éclairage : Nicolas Ricard. Musique et bande sonore : Christian Thomas. Costume : François Laplante. Assistante à la mise en scène : Pascale d’Haese. Directeur de production : Guy Côté.

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3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

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