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Dragons, entre science et fiction***1/2

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C’est en présence de Bryan Perro, le créateur de la très populaire série de livres jeunesse Amos Daragon, que le Musée de la civilisation inaugurait hier sa nouvelle exposition, Dragons, entre science et fiction. Pour la circonstance, M. Perro fait vivre à son héros une aventure en douze épisodes intégrant l’un ou l’autre des 225 objets de l’exposition. Guettez bien les 12 lutrins! C’est sur eux que vous pourrez lire cette nouvelle aventure d’Amos Daragon, en français et en anglais (il faut attendre le défilement.) Évidemment, il sera confronté à un dragon, Ragnarök, et il aura pour mission de réconcilier le Bien et le Mal, symbolisés par les deux œufs laissés par la femelle…

L’exposition prend la forme du long corps tortueux du dragon, inspiré de celui du serpent. En le parcourant, nous traversons trois sections :

I Dragons au fil du temps. Les premières traces connues du monstre, qui remontent à plus de 6 000 ans, se trouvent en Chine, mais l’animal mythique a plusieurs origines géographiques.

II. Mon tout est un dragon. Dans cette deuxième section, l’énigme se présente ainsi : Mon premier est un reptile. En effet, on attribue au dragon le regard pénétrant du serpent, dont les paupières sont fixes et transparentes. Mon deuxième est air, feu, terre et eau. La puissance du dragon lui permet en effet de maîtriser les quatre éléments. Mon troisième est un curieux assemblage. En effet, le dragon est une créature hybride : corps de serpent, tête de dromadaire, ailes de chauve-souris, queue de trident… il semble emprunter à toutes les bêtes et à toutes les fantaisies! Nous arrivons ensuite dans le cabinet d’un savant, qui a rassemblé ici les « preuves » de l’existence du dragon… Évidemment fausses, ce qui n’a nullement empêché, au XVIIe siècle, la diffusion de plusieurs ouvrages « scientifiques » à leur sujet! Nous traversons ensuite la chambre secrète, dont je vous reparlerai plus loin…

III Les missions du dragon. Tantôt bienfaisant, tantôt malfaisant, le dragon endosse plusieurs rôles. Il fait naître le monde. Coupé en deux, son corps engendre la Terre et le Ciel. Ça vous rappelle quelque chose? Oui, le dragon est un autre mythe universel… Il consacre le héros. Les héros « saurochtones » (tueurs de dragons) jouent un grand rôle dans les légendes et les contes de fées. Il est le Mal. Avec l’arrivée du christianisme, le dragon abandonne tout côté protecteur ou bienfaisant; il incarne le Diable lui-même, ce qui donnera l’occasion à une foule de saints de le combattre et d’en triompher. Au fond, il représente la lutte de chacun contre ses propres démons. Il incarne le pouvoir. En Chine, le dragon impérial symbolise l’autorité. En Occident, le monstre orne le blason ou le casque des guerriers. Chez les Aztèques, le dragon souverain trouve son incarnation dans le serpent à plumes appelé Quetzalcóatl, roi-prêtre du peuple tout entier. Il effraie et protège. Plutôt malfaisant en Occident, il est au contraire essentiellement positif en Asie. Il garde le trésor. Il rythme les saisons…

Enfin, nous découvrons une deuxième « chambre », Le virtuose du fantastique, et le sympathique Philémon, petite marionnette qu’on actionne à l’aide d’un bouton rouge; ne manquez surtout pas de le faire danser : il est tout simplement adorable!

L’exposition puise dans les collections de près de 40 institutions du monde entier. À travers plus de 225 objets usuels et décoratifs (œuvres d’art – tableaux, sculptures –, collections d’histoire naturelle et documents historiques provenant du Canada, d’Europe, de Chine et des États-Unis), elle invite à découvrir les rôles symboliques attribués au dragon par l’être humain. Des extraits de films, des histoires contées, des expériences interactives enrichissent la démonstration, dans une ambiance à la fois fantaisiste et mystérieuse. (Comme d’habitude, il fait si noir qu’on risque de se heurter à certains éléments, alors soyez prudents…)

Autour de l’exposition
Dans une petite chambre secrète, un espace éducatif s’intègre à l’exposition. On y tiendra les ateliers Êtes-vous dragonologue? et L’Académie des dragons. On y présente une série de toiles de Christian Duguay, qui a illustré le roman d’aventures L’Empire perdu de Serge Fitzback. Des activités culturelles en lien avec l’exposition seront développées, en particulier à l’été 2007 : Dragons, contorsions et autres acrobaties, un spectacle-animation présenté en collaboration avec l’École de cirque de Québec, du 27 juin au 19 août; et Découvertes asiatiques, dégustations, musique, arts martiaux et promenade du dragon, en collaboration avec la communauté chinoise de Québec. Enfin, un site Internet complète l’exposition : www.mcq.org/dragons

Dragons, entre science et fiction, une exposition tout feu tout flamme, au Musée de la civilisation, à Québec, jusqu’au 6 avril 2008

Une exposition du Muséum national d’Histoire naturelle de France et du Département de la Moselle, adaptée par le Musée de la civilisation. Présentée avec la contribution financière du Bureau de la Capitale-Nationale, de Tourisme Québec, de l’Office du tourisme de Québec et la collaboration du Loews Le Concorde, à titre d’hôtel officiel. Coordination et conception : Dany Brown. Le Bureau de la Capitale-Nationale accorde 75 000 $ à l’exposition.

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