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Ce qu’il faut pour vivre****

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Un film de Benoît Pilon

Générique : Canada 2008 (v.o. française et inuktitut, sous-titres français). Drame (général) de 102 min. Scénario : Bernard Émond, avec la participation de Benoît Pilon. Photographie : Michel La Veaux. Montage : Richard Comeau. Musique : Robert Marcel Lepage. Acteurs : Natar Ungalaaq, Éveline Gélinas, Paul-André Brasseur, Guy Thauvette, Vincent-Guillaume Otis, Louise Marleau, Antoine Bertrand, Denis Bernard, Luc Proulx.

En 1952, Tivii, chasseur inuit atteint de tuberculose, quitte la Terre de Baffin et sa famille pour aller se faire soigner dans un sanatorium de Québec. Sans repères, ne comprenant pas le français, l’autochtone fugue mais est bientôt retrouvé dans une cabane, épuisé. De retour à l’hôpital, il refuse de s’alimenter et exprime son désir de mourir, ce que son médecin ne peut accepter.

Sommée de trouver un moyen de le faire manger, l’infirmière Carole décide de transférer au sanatorium Kaki, un orphelin inuit qui, ayant été élevé par des Blancs, peut servir d’interprète à Tivii. Au contact du jeune garçon, le chasseur reprend goût à la vie et guérit peu à peu. Il en vient alors à caresser le projet d’adopter Kaki, afin de lui redonner un foyer ancré dans sa culture d’origine. (Source : Médiafilm.ca)

Le tout premier déchirement, c’est cette séparation aussi rapide qu’imprévue de sa femme et de ses fillettes. Le premier choc à son arrivée à Québec, c’est celui de la découverte de tous ces arbres, si grands, si majestueux… mais qui bouchent la vue! Notre premier choc à nous, c’est de reconnaître Louise Marleau en religieuse d’abord inhumaine – que faire de ses vêtements? Les jeter, bien sûr! Heureusement, elle finira par s’adoucir quelque peu…

Propulsé dans ce monde où tout lui est étrange – c’est pire encore qu’étranger – et dont il n’entend pas la langue, il écrira à sa femme : « J’ai à manger, mais je n’ai pas faim. Je ne suis pas seul, mais je n’ai personne à qui parler. » Alors, il rêve à ses grands espaces blancs… et prend la fuite dans l’espoir d’y retourner, car sa plus grande douleur, c’est de savoir sa famille à l’abandon.

Il subit bien d’autres calvaires avant que son « ange gardien » (une infirmière plus compatissante) trouve la solution dans le transfert de l’orphelin inuit parlant français qui parviendra à le sortir de son enfermement. S’ensuivront bien des dialogues amusants sur les bizarreries des Blancs – nourriture, évacuation des déchets, procédures d’adoption et mœurs sexuelles comprises!

Natar Ungalaaq est un merveilleux acteur, qui avait déjà fait ses preuves dans 40474Atanarjuat, l’homme rapide****. Il se montre ici aussi amusant qu’émouvant.

Toutes les images : Séville

Site officiel

Coté 3 (très bon) par Mediafilm.ca

1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément

Cette critique est la dernière à paraître dans cette section. En effet, je quitte « graduellement » Planète Québec…

Graduellement, car je tiens à terminer ce qui est déjà en cours; et, surtout, à respecter mes engagements vis-à-vis des maisons d’édition : mes tablettes portent encore plusieurs livres reçus en service de presse pour lesquels je vais continuer de publier des critiques…

Merci à tous ceux qui ont pris la peine de lire cette chronique depuis la parution de la toute première, le 18 décembre2002!

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