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La mère morte

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Ah ! L’Université ! Le Temple de la science, où des doctes savants sont lancés à la poursuite de la connaissance ! N’est-ce pas l’endroit au monde où l’on est le plus à l’abri des passions ? Faux !

La vie de professeur d’université est à haut risque, et c’est ce que François Cournoyer, professeur au Département d’histoire des religions ne tarde pas à découvrir.

Tout a commencé par les atomes du Christ, quand la querelle qui a opposé au XVIIe siècle Galilée à un obscur jésuite au sujet de la véritable nature du Fils de Dieu, s’est soudain mise à obséder François Cournoyer au moment même où il honorait, à sa manière, les charmes de la sulfureuse Simone Grenier, sa collègue.

Ensuite ce sont les atomes de l’alliance que porte sa mère, six pieds sous terre dans le cimetière de la paroisse Saint-Elzéard, à Vimont, qui semblent s’être dégradés pour se rematérialiser dans sa boîte à souvenirs rue Bloomfield, à Outremont.

Toujours est-il que François, convaincu de la réalité de phénomènes absolument irréconciliables avec la raison, embrasse une secte millénariste.

Un professeur qui perd la foi en la science, il y a déjà péril en la demeure.

Mais s’il promet de se suicider, l’amitié ordonne qu’on lui vienne en aide.

Ses collègues Phaneuf et Babin, en compagnie de sa voisine, Marcella Persico, spécialiste de la curie romaine aux XVIe et XVIIe siècles, se liguent donc pour ramener François dans le droit chemin.

Paillard, rabelaisien, parfaitement irrévérencieux, La Mère morte est une irrésistible satire de la vie universitaire.

Nous y perdons peut-être quelques illusions, mais nous y trouvons la preuve irréfutable que les plaisirs de la chair sont la panacée contre les maux de l’esprit.

L’AUTEUR :

Titulaire d’un baccalauréat en histoire, d’une maîtrise en histoire et socio-politique des sciences ainsi que d’un doctorat en sociologie de l’Université de Montréal, ROBERT GAGNON est professeur au Département d’histoire de l’UQAM depuis 1995.

Spécialiste en histoire des sciences et de la technologie et de l’histoire de l’éducation, il a publié aux Éditions du Boréal Histoire de l’École Polytechnique de Montréal (1991).

Il a également publié un roman La Thèse (Prix Robert Cliche).

LA MÈRE MORTE
Robert Gagnon
LES ÉDITIONS DU BORÉAL
2007 – 272 pages – 22,95$ – 19,00€

Une petite visite sur leur site internet vous permettra de découvrir plusieurs autres auteurs :

LES ÉDITIONS DU BORÉAL

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