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Entretien avec Arlette Fortin – La vie est une virgule

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1. En quelques lignes, comment résumeriez-vous votre livre ?

C’est une autre rencontre avec les « merveilleux beaux fous » de C’est la faute au bonheur. Mylène et ses deux hommes : Pierre qui chante encore dans les églises et Momo qui se spécialise dans les idées. Bébé qui grandit et bientôt l’Autre, les deux fruits savoureux de leur amour à trois. Plusieurs autres personnages aussi, dont, Petite Maman, le père de Mylène et les voisins dans des histoires au quotidien. Des histoires tissées par la fantaisie et le drame que porte chacun des personnages.

2. Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage et à le publier ?

Après l’écriture de C’est la faute au bonheur, je ne pouvais pas écrire autre chose qu’une suite à ce roman. Les personnages m’habitaient et je savais que je me devais de les rendre là où ils devaient aller. J’étais toujours en leur compagnie. À tout moment, je les entendais s’imposer à moi. Je n’ai jamais eu l’idée de m’en plaindre. J’aime vraiment ces personnages.

3. Et cette fois, les personnages vous ont-ils quittée ?

Oui. J’en ai la certitude. Mon projet d’écriture actuel est totalement différent. Mais je ne dis pas que tout est terminé à jamais avec eux. Si, plus tard, ces personnages revenaient me solliciter, je saurais encore les accueillir à bras ouverts. C’est comme ça que j’écris. Portée par le souffle qui m’habite.

4. Le fait d’avoir gagné le prix Robert-Cliche a-t-il représenté pour vous une difficulté de plus pour l’écriture d’une suite ?

Oui et non. D’une part, ça m’a stimulée parce qu’il s’agit d’une belle reconnaissance. D’autre part, j’ai dû faire abstraction de tout ce que j’avais entendu à propos de mes personnages. Ici, je parle autant des journalistes que des lecteurs. Écrire, ça passe d’abord par soi. C’est une rencontre intime avec ce nous habite. Et comme j’écris parce que ça m’est nécessaire et qu’il me serait impossible de ne pas le faire, le plaisir de retrouver mes personnages l’a vite emporté sur le reste. J’ai vraiment aimé ces moments d’intimité et de complicité avec ces beaux marginaux.

5. À votre avis, à qui votre livre s’adresse-t-il ?

Des très jeunes aux plus vieux. Ce roman s’adresse toute personne qui aime plonger dans un univers où l’auteur se permet une très grande liberté d’écriture. Et puis, j’ai bien envie de me laisser surprendre par mes lecteurs de la même façon que moi, je m’abandonne à l’écriture et je me laisse choisir par un livre.

6. Quels sont vos rituels d’écriture ?

Pour moi, écrire est un rituel. Installer le geste, se laisser toucher par les personnages, leurs situations. Les quitter un peu, parfois pour les attendre, parfois pour mieux les saisir et parfois encore pour mieux revenir vers eux. Se laisser imprégner par les événements, les ambiances, les lieux, les rencontres pendant qu’un travail est en cours. Accrocher au passage des expressions, des histoires de gens qui vont leur vie. Il est là mon rituel. Très top le matin, j’écris. Ce rituel peut durer toute la matinée et même une bonne partie de l’après-midi. C’est ma façon de faire quand un projet est en cours.

7. Quels sont les écrivains et les œuvres qui vous ont le plus marqué ?

Je lis beaucoup. Je suis du genre à me laisser choisir par les livres. J’ai été fascinée par l’univers de Boris Vian, Anne Hébert, Gabrielle Roy et bien d’autres. Pour la littérature québécoise actuelle, j’aime plusieurs écrivains. Il suffit qu’un auteur me suggère un univers singulier pour que je sois comblée. Ici, à Québec, j’aime plusieurs auteurs et poètes dont Jacques Ouellet, Sylvie Nicolas et bien d’autres.

8. Qu’est-ce qui vous passionne ?

Les arts en général. Les gens qui vivent leurs passions. La lecture et l’écriture. Les rencontres autour d’une table avec la famille et les amis.

9. Quels sont vos projets ?

Écrire encore longtemps. Pour mon bon plaisir. Pour moi, simplement parce que je suis incapable de faire autrement. Lire. Et le plaisir tout simple de connaître mes petits-enfants, de les voir grandir, de partager encore longtemps quelques instants de bonheur avec tous ceux que j’aime. De découvrir. En fait, mes projets se situent dans la lignée de ce que recommandait Anne Hébert : « Vivre ! Vivre ! Vivre ! »

Titres de cette auteure chez cet éditeur :

C’est la faute au bonheur
La vie est une virgule

VLB ÉDITEUR

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